500 institutions, 3 400 milliards de dollars : la sortie des énergies fossiles s'accélère

Par I Publié le 2 Décembre 2015

Au troisième jour de la COP21, 500 banques, entreprises, collectivités, fondations et associations revendiquent leur choix de se désengager des énergies fossiles. Une étape charnière, dans l'histoire de ce mouvement porté par les ONG 350.org et Divest-Invest.


Image d'illustration (Crédit : Divest Invest)
Image d'illustration (Crédit : Divest Invest)
"Un bond impressionnant dans l’effort de désinvestissement" de la part des entreprises. Ainsi les Nations Unis saluent-elles l'annonce effectuée, ce mercredi 2 décembre, à Paris, dans le cadre de la COP21 par 350.org et Divest-Invest.

Un chiffre a retenu l'attention de l'ONU : 500. C'est le nombre d'institutions (banques, entreprises, collectivités, universités, fondations, églises, associations) ayant aujourd'hui rejoint la campagne de 350.org et Divest-Invest pour le désinvestissement des combustibles fossiles. Concrètement, ces dernières s'engagent à retirer l'argent investi dans les énergies fossiles et ainsi à réduire leur bilan carbone. Un mouvement que la ville de Seattle, aux États-Unis, avait été la première à rejoindre en 2012. 

Montant total des fonds contrôlé par ces 500 institutions, 3 400 milliards de dollars. Un chiffre étourdissant, certes, mais qu'il est nécessaire de tempérer : il ne correspond pas à l’argent désinvesti des énergies fossiles mais à l’ensemble des actifs possédés par les institutions engagées. En l'absence de communication commune de la part des acteurs engagés dans la campagne, le montant total des désinvestissements est difficile à chiffrer.

19 villes françaises engagées

Cette annonce, qui survient dès les premiers jours de négociations à la COP21, n'en demeure pas moins un nouveau signe fort du changement de stratégie des investisseurs.

Outre ses annonces globales, l’ONG 350.org a aussi annoncé avoir obtenu l’engagement supplémentaire de 19 villes françaises, dont Lille, Bordeaux, Dijon, Saint-Denis et Rennes.

Afin d'amplifier le mouvement dans l'Hexagone, l'Assemblée Nationale a adopté le 25 novembre une 
résolution encourageant les investisseurs - dont les entreprises dans lesquels l’État détient des actions - et les collectivités locales à ne plus investir dans les énergies fossiles. Cette résolution, qui pose les jalons d’un éventuel futur projet de loi, est une première en France sur le plan politique.


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