À Oslo, le centre-ville sera sans voitures d'ici 2019

I Publié le 19 Octobre 2015

Dans le cadre de mesures visant à réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre de la capitale norvégienne, le parti travailliste et ses alliés ont annoncé leur intention de bannir les voitures du centre-ville. L’interdiction sera totale en 2019.


Oslo vu du quartier d'Ekeberg (Crédit : Wikipedia Commons)
Oslo vu du quartier d'Ekeberg (Crédit : Wikipedia Commons)
Vainqueurs des élections municipales du 14 septembre, le parti travailliste et ses alliés, la Gauche socialiste et les écologistes, se sont fixés comme objectif la réduction de moitié, par rapport à 1990, des émissions municipales de gaz à effet de serre en 2020. Pour ce faire, les élus ont fait part ce lundi 19 octobre de leur volonté de bannir les voitures dans le centre-ville d'Oslo d'ici à 2019.

Une décision qui inquiète les commerçants

La nouvelle coalition qui s'apprête à diriger la capitale norvégienne prévoit d'interdire l'usage des voitures particulières à l'intérieur du périphérique, une zone où ne résident qu'un gros millier d'habitants mais où travaillent environ 90 000 personnes, précise le journal Verdens Gang (VG). Les modalités n'ont pas encore été arrêtées mais le projet inquiète d'ores et déjà les commerçants, nombre de centres commerciaux étant situés dans le centre-ville.

Pour encourager cette transition, la ville prévoit de développer les pistes cyclables et de subventionner l'achat de vélos électriques. Le trafic automobile (dans la ville prise dans son ensemble) devrait également être réduit de 20 % d'ici à 2019 et de 30 % d'ici à 2030.

Désengagement des énergies fossiles

Si la Norvège est un pays producteur de pétrole, la représentante écologiste Lan Marie Nguyen Berg a déclaré à l'AFP lors d'une conférence de presse que la municipalité d'Oslo s’apprêtait également à retirer tous ses investissements du secteur des énergies fossiles.
 
"Nous sommes extrêmement heureux de voir que, quelques semaines avant le sommet de Paris, le nouveau conseil municipal d'Oslo prend une décision courageuse et devient la première capitale au monde à choisir de sortir de toutes les énergies fossiles", a réagi le président de l'ONG norvégienne The Future in Our Hands, Arild Hermstad.

Le fonds de pension de la ville, qui pèse environ 8 milliards d'euros, avait déjà annoncé en mars son retrait du charbon. Ce désengagement devrait désormais concerner le pétrole et le gaz naturel.

Juliette Bise (avec AFP)


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