"À Québec, on a rencontré l'association qui transforme les citadins en agriculteurs"

I Publié le 10 Novembre 2015

RÉCIT. Par Mickaël Rouvière et Marine Sophie Gimaret, ingénieurs agronomes partis faire le tour du monde des nouveaux modèles agricoles.


Marine Sophie Gimaret et Mickaël Rouvière (Crédit : M. Rouvière)
Marine Sophie Gimaret et Mickaël Rouvière (Crédit : M. Rouvière)
Ingénieurs agronomes, Marine Sophie Gimaret et Mickaël Rouvière ont pris un break de six mois pour "voyager en Amérique et découvrir les initiatives en agriculture qui assureront l’alimentation de demain". Après nous avoir fait découvrir le centre alimentaire du Santropol Roulant à Montréal, ils relatent une nouvelle initiative, cette fois apparue à Québec : les Urbainculteurs. 

 
Créés en 2009, les Urbainculteurs impulsent une dynamique nouvelle en matière d’agriculture urbaine à Québec. Potagers sur les toits, terrasses-jardin, les Urbainculteurs accompagnent les collectivités, les résidences, les hôtels, les brasseries dans la réalisation de leur projet d’agriculture urbaine. Leur objectif ? Développer une agriculture productive en ville et sensibiliser les citadins au jardinage.
  
Le premier toit-jardin des Urbainculteurs a été pensé en collaboration avec la Maison de Lauberivière, le plus grand centre d’accueil de la ville de Québec. L’objectif était double : fournir en légumes locaux la cantine du centre et créer un espace de réinsertion sociale en impliquant des membres de la Maison de Lauberivière dans les activités de jardinage.

Samuel Frigon sur le toit-jardin de la Maison de Lauberivière (Crédit : M. Rouvière)
Samuel Frigon sur le toit-jardin de la Maison de Lauberivière (Crédit : M. Rouvière)

1,5 tonnes de produits frais

Résultat : 1,5 tonnes de produits frais et locaux viennent aujourd'hui compléter les dons alimentaires destinés à la cantine de la Maison de Lauberivière.
 
"L’organisation à but non lucratif a été créée avec une essence sociale en collaborant avec la Maison de Lauberivière. Lors de la conception d’un jardin, l’implication des bénéficiaires a toujours été pour nous un élément essentiel", explique Samuel Frigon, responsable de la boutique les urbainculteurs à Québec.
 
Réalisation emblématique des Urbainculteurs et de l’Université de Laval, le potager de l’Assemblée nationale du Québec est une belle réussite tant sur le plan esthétique, agricole que pédagogique. Inspiré d’un mouvement né en 2008 dans le nord de l’Angleterre visant à cultiver des légumes dans des lieux publics, les québécois ont librement accès au potager du Parlement. Une section est toutefois réservée pour alimenter la cantine de l’établissement.
 
À travers un parcours pédagogique, le visiteur découvre successivement des variétés de légumes peu connus, des fleurs comestibles, des fruits rouges, des plantes médicinales et des herbes aromatiques... De quoi se cuisiner un petit festin.

Les jardins du parlement, esthétiques et nourrissants (Crédit : M. Rouvière)
Les jardins du parlement, esthétiques et nourrissants (Crédit : M. Rouvière)

La plus grande serre commerciale sur toit au monde

Impossible d’aborder l’agriculture urbaine au Québec sans mentionner également la Lufa Farm, à Montréal, la plus grande serre commerciale sur un toit au monde. Fournissant des produits frais, locaux, sans produits phytosanitaires de synthèse et s’associant à des producteurs locaux pour la création des paniers, cette entreprise défend une nouvelle façon de se nourrir.


Marine Sophie Gimaret et Mickaël Rouvière

N.B - Des initiatives similaires existent en France, dont Terr'eau ciel et Macadem Gardens.

Et pour (re)lire les précédents épisodes du voyage de Marine et Mickaël, c'est par ici -> Épisode 1   / Épisode 2  


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