Après Engie, c'est au tour de Natixis de se désengager du charbon

Par I Publié le 15 Octobre 2015

La banque de financement a annoncé qu'elle renonçait à financer les sociétés dont l'activité repose à plus de 50 % sur l'exploitation de centrales électriques au charbon. Son objectif serait désormais de se recentrer sur les énergies renouvelables.


Image d'illustration (Crédit : byrev/Pixabay)
Image d'illustration (Crédit : byrev/Pixabay)
Engie, le troisième plus grand groupe mondial dans le secteur de l'énergie a annoncé, mercredi 14 octobre, vouloir cesser ses investissements dans le charbon. Un jour plus tard, il est imité par le groupe bancaire Natixis. Dans un communiqué, ce dernier a déclaré s'engager, lui aussi, à ne plus financer de centrales électriques au charbon et de mines de charbon thermique. Et ce, dans le monde entier. 

La banque, filiale du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d'Épargne), indique aussi qu'elle n'acceptera plus de nouveaux mandats de conseil ou d'arrangements liés à de tels financements. 

"Natixis renonce aussi à financer les sociétés dont l'activité repose à plus de 50 % sur l'exploitation de centrales électriques au charbon ou de mines de charbon thermique", ajoute-t-elle.

Le Crédit Agricole l'avait fait

Le groupe fait valoir que sa décision tient notamment à sa volonté de se renforcer dans le financement des énergies renouvelables, qui représentent "plus de 60 % du portefeuille de production électrique financé"

Avant Natixis, le Crédit Agricole avait annoncé fin septembre son intention de ne plus financer de nouvelles centrales ou d'extension de centrales électriques à charbon, mais uniquement dans les pays à hauts revenus, ce qui excluait de fait la Chine et l'Inde, principaux consommateurs de cette énergie fossile très polluante.

Ces annonces interviennent à quelques semaines de la COP21, la conférence internationale pour le climat qui se tiendra début décembre à Paris.


Lara Charmeil (avec AFP)
@LaraCharmeil


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