Chine : vers la fin de la main d'oeuvre "low-cost" ?

I Publié le 25 Octobre 2012

Le dernier numéro de Chine Plus consacre un article à la région de Guangdong qui, malgré une économie prospère, voit sa main-d’œuvre moins accessible pour les entreprises, qui envisagent la délocalisation, indice d’une industrie chinoise en mouvement.


Crédit photo : Flickr
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Guangdong, province la plus riche de Chine, est encline à une vague de délocalisations vers les pays voisins – Vietnam, Laos, Cambodge, etc. – et dans les régions intérieures du pays. En cause, une revalorisation du « smic » local en début d’année, de plus de 14% dans la ville industrielle de Shenzhen, qui a entrainé une hausse du coût de la main-d’œuvre jusqu’alors « low cost ». Selon une étude récente, 63% des 80 000 entreprises hongkongaises dont les usines sont installées dans le Guangdong envisagent de délocaliser. Il en va de même pour nombre de sociétés européennes.

La fin du « made in Guangdong » est clairement évoquée. Le journaliste Shu Mei juge « préoccupants » les chiffres relevés en juin dans un article du Nanfang Zhoumo, selon lesquels les indicateurs de croissance de la Chine sont à la baisse – 7,6% au deuxième trimestre. Les dernières statistiques nationales indiquent que la Chine observe une chute de la croissance de sa consommation d’énergie, notamment expliquée par une « baisse d’activité économique », stipule le journaliste cité par Chine Plus. Le Guangdong semble en première ligne. L’économiste Feng Hui précise toutefois que « l’activité économique reste très dynamique ». En 2011, la province a généré un PIB de 5 300 milliards de dollars, un record national. Elle reste aussi la destination favorite des investisseurs étrangers pour « la qualité de ses structures logistiques et ses grands ports d’exportation », note l’économiste.

He Ran, secrétaire général et directeur exécutif du conseil officiel des Industries légères, ne désespère pas. Il explique que le temps d’une main-d’œuvre chinoise à bas prix est révolu même si elle n'en reste pas moins dense. « Même avec une baisse de 3%  par an, il faudrait au moins cinq à huit ans pour que la Chine perde sa position de pays « low cost », répond-t-il à Chine Plus, optimiste.  
 
Fin du “made in Guangdong”
Chine Plus - n°24 - octobre /novembre 2012

Lire l'article dans son intégralité sur www.chine-plus.com


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