Climat : Le réchauffement de la planète devrait encore s'accélérer en 2016

Par I Publié le 14 Septembre 2015

Selon l'Institut météorologique britannique, l'année prochaine devrait connaître les températures les plus chaudes jamais mesurées. Une conclusion qui est notamment due à la réapparition du courant marin El Niño.


(Crédit : Wikipedia Commons)
(Crédit : Wikipedia Commons)
Il a fait chaud cette année, il devrait faire encore plus chaud en 2016. C'est ce que révèle un rapport publié lundi 14 septembre par l'Institut météorologique britannique (Met Office ) : "Il est très probable que 2014, 2015 et 2016 seront parmi les années les plus chaudes qui auront jamais été mesurées" sur la planète, précise Rowan Sutton, professeur au Centre national de Science atmosphérique. Associé à cette étude du Met Office, Rowan Sutton estime ainsi probable que le réchauffement s'accélère à nouveau après une décennie de relative stabilité.

(Crédit : _Marion / Pixabay)
(Crédit : _Marion / Pixabay)

Leurre statistique 

Les climato-sceptiques s'étaient emparés de cette "pause" dans la hausse des températures pour remettre en cause les modèles climatiques, voire contester le rôle de l'homme dans le réchauffement. Dans leur dernier rapport, les membres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) ont cependant estimé que cette "pause" n'était qu'un leurre statistique.

Selon eux, les analyses ont notamment été faussées par le fait que 1998 avait été une année particulièrement chaude en raison de l'intensité inhabituellement forte du courant marin chaud du Pacifique El Niño, ce qui a fait paraître les années suivantes comme plus fraîches.

Réapparu en mars, ce phénomène naturel pourrait "être l'un des plus intenses dans les annales". Car ce courant équatorial chaud du Pacifique, dont on estime qu'il contribuera au réchauffement global, aura aussi des répercussions sur le plan local : des conditions plus sèches dans certains pays asiatiques et en Australie, selon le Met Office.


Précipitations en Californie

À l'inverse, les précipitations devraient être plus abondantes cet automne et durant l'hiver sur la Californie, en proie à une intense sécheresse depuis quatre ans. Le Met Office estime enfin que le léger refroidissement observé actuellement dans l'océan Atlantique pourrait amener des étés moins chauds et plus secs en Europe du nord, même si cet effet est contre-balancé par la tendance générale au réchauffement, qui reste prépondérante selon le rapport.

L'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) avait indiqué en août que les sept premiers mois de 2015 avaient été les plus chauds jamais relevés, alors que 2014 avait déjà été l'année la plus chaude jamais enregistrée depuis 135 ans.

Lire le rapport complet (pdf).


Lara Charmeil (avec AFP)
@LaraCharmeil



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