Demain, l’agriculture sous un autre jour 50ème anniversaire du Salon International de l’Agriculture

I Publié le 11 Janvier 2013

Du 23 février au 3 mars, le 50ème Salon International de l’Agriculture ouvrira ses portes à Paris. L’annonce du volet 2013 de ce rendez-vous si cher aux français, rappelle qu’il est une vitrine d’exception pour l’agriculture hexagonale, ses enjeux et ses perspectives.


Crédit photo : Flickr / Damien Boilley
Crédit photo : Flickr / Damien Boilley
L’an passé, 681 213 personnes se sont rendues Porte de Versailles pour y découvrir ce que les exposants, venus des campagnes de France et de Navarre réservent. Leurs produits, leurs milliers d’animaux et leur travail. Pour cette édition anniversaire, la directrice du salon, Juana Moreno et le Président, Jean-Luc Poulain, espèrent atteindre les 700 000 visiteurs. À n’en pas douter, comme chaque année le salon fera l’événement et nombreux seront les Français à y apprécier les richesses du terroir. La culture et les filières végétales, le paysagisme et le jardinage, les services et métiers de l’agriculture,
 les animaux de compagnie et l’aviculture, les bovins, les porcins, les ovins, les équins et autres asins, les produits régionaux et la gastronomie du monde, sans oublier la beauté, la santé et la mode seront représentés dans les pavillons 2, 3, 4, 5, 6, 7 du parc des exposition. Le Concours Général Agricole, cité comme étant l’ « ADN » du salon, puisqu’à l’origine de sa création, révélera bien sûr l’
excellence des productions issues de l’agriculture française.
 
Lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 10 janvier Porte de Versailles, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll et le ministre délégué, Guillaume Garot sont revenus sur les principaux enjeux de l’agriculture et ses perspectives. Le ministre délégué souligne en un premier temps la question de l’emploi. « Le secteur agro-alimentaire emploie 450 000 personnes en France, il s’agit là d’un des leviers du redressement économique. 10 000 postes ne sont pas pourvus », indique-t-il. Il souligne ainsi l’importance de promouvoir la diversité des métiers de l’agriculture française et d’en valoriser les atouts. Le Label France, « l’excellence de sa gastronomie », doivent pour cela s’exporter et séduire les marchés émergents. L’Asie. Guillaume Garot entend bien « booster ces échanges commerciaux » et en reconnaît l’une des conditions : des normes sanitaires irréprochables.
 
Stéphane Le Foll, transporté, dépeint le salon comme « un concentré de couleurs, d’odeurs, de saveurs et d’accents, ceux des territoires de France ». Il met l’accent sur la diversité et les changements dans la manière de percevoir l’agriculture. En valoriser le potentiel consiste en un choix stratégique insiste le ministre. « Regarder demain » renchérit-il. Selon ses dires, la question de la performance écologique et l’agriculture sont indissociables. Autre enjeu, l’enseignement agricole : intéresser les jeunes, les sensibiliser aux métiers du secteur. « Le contrat de génération est un outil majeur », concède le ministre. « Le Salon International de l’Agriculture est un merveilleux outil de communication, particulièrement pour le jeune public », précisait plus tôt, Juana Moreno.
 
Le ministre place l’agriculture au cœur du débat de société, montrant bien que notre avenir dépend en partie de ce secteur. Pour lui, le salon est « une grande vitrine, une élément mobilisateur ». Au travers de ce salon, il affirme sa volonté de faire valoir la modernité, l’humanité et la compétitivité de l’agriculture française. L’événement prouve chaque année l’intérêt grandissant des français pour le monde rural, parfois malmené par les stéréotypes véhiculés par des programmes télévisés comme L’amour est dans le pré. « L’audience est là mais il faut changer le message » note Stéphane Le Foll.


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