Désastre au Vanuatu, par Jean-Michel Cousteau et Nicolas Imbert

I Publié le 17 Mars 2015

Suite au cyclone qui a dévasté l'archipel du Pacifique Sud, Jean-Michel Cousteau et Nicolas Imbert, dirigeants de Green Cross France et Territoires, appellent à la solidarité face aux conséquences des dérèglements climatiques, tout en insistant sur les mesures concrètes à mettre en place en cette année marquée par la COP 21.


Cyclone tropical (Source : Wikipedia Commons)
Cyclone tropical (Source : Wikipedia Commons)

 

Ce week-end, le Vanuatu a été dévasté par un cyclone géant. Le Président des Vanuatu, Baldwin Lonsdale, a déclaré que l’ensemble du pays est désormais à reconstruire. La situation est catastrophique et appelle une réaction de solidarité et d’aide d’urgence. Outre le Vanuatu, Kiribati, Tuvalu, Salomon…sont également dévastées par le passage du cyclone.

Cette dramatique catastrophe nous rappelle une fois de plus les effets du dérèglement climatique sur les pays les plus vulnérables, et notamment le Pacifique Sud. Nous devons soutenir et aider les îles pionnières et le Pacifique Sud. Et il est tout aussi urgent que nous accélérions la réduction de nos émissions à effet de serre. Il y a urgence absolue.

En décembre 2015, Paris accueillera la 21ème conférence climat. Nous devons accélérer les négociations internationales en amont pour des engagements entre Etats, légalement contraignants, à la hauteur des enjeux. Cruelle ironie, le cyclone géant qui a dévasté Vanuatu et une partie du Pacifique Sud est survenu alors que Baldwin Lonsdale était présent au Japon à la Conférence des Nations-Unis de Sendai sur la prévention des catastrophes naturelles.

Il est tout d’abord urgent et essentiel de venir en aide aux victimes et d’aider Vanuatu à se reconstruire. La Commission du Pacifique Sud, la Nouvelle-Calédonie, l’Australie, le Royaume-Uni, l’Europe proposent leur aide et débloquent des budgets d’urgence. Ces initiatives sont nécessaires, bienvenues, elles doivent être coordonnées et structurées dans une logique de résilience face à des événements extrêmes de plus en plus dévastateurs.

Travaillons dès maintenant pour envisager des mesures d’adaptation apportant une réponse opérationnelle aux événements extrêmes liés au dérèglement climatique, de manière concrète et opérationnelle. Aujourd’hui, nous, communauté internationale, devons une solidarité effective aux peuples du Pacifique Sud qui vivent ce tragique cyclone.

Nous devons tenter de prévenir et limiter la gravité de prochains événements similaires. C’est à ce prix que nous pourrons faire de ParisClimat2015 un succès, mais également tenter de mieux anticiper et prévenir les catastrophes et conflits liés au dérèglement climatique.
 

Jean-Michel Cousteau (Crédits : Green Cross France et Territoires)
Jean-Michel Cousteau (Crédits : Green Cross France et Territoires)
Jean-Michel Cousteau est le président de Green Cross  France et Territoires  et d’Ocean Futures, initiateur de One Pacific Voice  à l’occasion d’Océania 21 – 2014, en Nouvelle-Calédonie.
Nicolas Imbert est le directeur de Green Cross France et Territoires.

En juin et juillet 2014, Green Cross a contribué au Forum Oceania 21 pour le développement durable du Pacifique Sud, à Nouméa. À cette occasion, Nicolas Imbert et Jean-Michel Cousteau ont consolidé un cahier de propositions pour une meilleure adaptation et atténuation au dérèglement climatique. Ces propositions sont disponibles iciJean-Michel Cousteau et Nicolas Imbert se rendront fin avril - début mai en Nouvelle Calédonie et au Vanuatu.


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