Deux étudiants inventent le savon anti-palu

Par I Publié le 14 Mai 2013

Au Burkina Faso, un nouveau moyen de lutte contre le paludisme vient de voir le jour. Primés à Berkeley, les deux inventeurs de ce savon anti-moustique s'attaquent à la première cause de mortalité en Afrique.


(crédit : Global Social Venture Competition)
(crédit : Global Social Venture Competition)
En Afrique, où le palu tue un enfant chaque minute, leur invention pourrait étendre la lutte contre cette maladie au quotidien de millions de personnes. Moctar Dembélé et Gérard Niyondiko, deux étudiants originaires du Burundi et du Burkina Faso, ont mis au point un savon anti-moustique à partir d’ingrédients naturels locaux (citronnelle, karité, herbes...). Actuellement développé au sein de l'école d'ingénieurs 2iE au Burkina Faso (lire We Demain #3 ), ce produit de grande consommation n'a pas vocation à erradiquer la maladie, mais à la prévenir chez un nombre de personnes jamais atteint. Ses avantages sur les sprays et vaccins ? Son coût - le prix d'un savon local - et son usage, rattaché à un geste du quotidien.

(capture d'écran We Demain)
(capture d'écran We Demain)
Test concluants

Baptisé Faso Soap, ce produit d'hygiène « a la capacité de repousser les moustiques, et celle de tuer les larves de moustiques », explique le Moctar Dembélé à BBC Afrique. Utilisable pour la toilette, mais aussi pour la lessive, ce savon a déjà fait l'objet de tests sur l'homme à Ouagadougou. « Nous avons distribué des prototypes du savon à un échantillon d'étudiants ici à l'école, poursuit Gérard Niyondiko, et les résultats sont satisfaisants. A l’avenir, nous pensons réaliser des tests beaucoup plus larges, dans des laboratoires plus appropriés, pour la validation scientifique. »

Récompensés à Berkeley

En compétition avec 600 autres équipes du monde entier, Moctar Dembélé et Gérard Niyondiko ont remporté en mars le premier prix de la compétition internationale d’entrepreneuriat social GSVC de Berkeley (Californie). Premiers lauréats non-américains de ce concours réputé, les deux étudiants empochent ainsi 25 000 dollars pour poursuivre leurs recherches. Ils entendent désormais monter leur entreprise sociale, Faso Soap.

La société de production Check-in Films consacrera à cette découverte un documentaire diffusé à partir du 15 juin.



Abonnez-vous à notre newsletter et, en cadeau de bienvenue, accédez à notre Ebook WE DEMAIN




WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE