Économie : Le gouvernement regarde enfin vers la mer

Par I Publié le 22 Octobre 2015

Le Premier ministre a annoncé aujourd'hui une série de mesures, destinées à renforcer la sécurité du domaine maritime, mais aussi le développement de l'aquaculture. Il a également annoncé "plus d'un million de financements nouveaux" pour la Société nationale de sauvetage en mer.


Le phare de Boulogne-sur-Mer (Crédit : Wikipedia Commons)
Le phare de Boulogne-sur-Mer (Crédit : Wikipedia Commons)
Il a souhaité lancer "un message d'optimisme sur le rôle incroyable que représente la mer", tout en vantant "des métiers d'avenir avec des formations exceptionnelles, qui proposent de l'emploi à ceux qui sont au chômage".

Pour ce faire, Manuel Valls a annoncé, jeudi 22 octobre, plusieurs mesures dans le secteur de la mer, notamment une relance de l'aquaculture et un renforcement de la sécurité à l'issue d'un comité interministériel de la Mer (CIMer), qui s'est tenu à Boulogne-Sur-Mer. Y participaient les ministres de la Défense Jean-Yves Le Drian, et de l'Économie Emmanuel Macron, ainsi que les secrétaires d'État aux Transports et au Développement Alain Vidalies et Annick Girardin.

Plusieurs mesures ont été anoncées. Côté sécurité, Manuel Valls a indiqué l'adoption d'une "stratégie nationale de sûreté des espaces maritimes" : ports, transports, cybersécurité, lutte contre le narco-trafic afin d'"assurer pleinement la sécurité du domaine maritime", contre la piraterie, mais aussi contre le terrorisme et les trafics.

Un million de nouveaux financements

Il a également annoncé "plus d'un million de financements nouveaux" pour la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) cette année, et la "pérennisation" des ressources déjà accordées. Concernant la pêche, Manuel Valls a insisté sur le renouvellement indispensable des flottes, pour "des bateaux plus sûrs, moins coûteux, plus économes et plus performants". Pour cela, les sociétés de pêches bénéficieront de crédits garantis par la Banque publique d'investissement (BPI) et d'avantages fiscaux. 

Le CIMer a également prévu que 15 % de l'enveloppe budgétaire allouée à la France sur le fonds européen pour les affaires maritimes et de la pêche (Feamp) soient consacrés au développement de l'aquaculture, un secteur où la France est très dépendante de l'extérieur. Il a décidé de favoriser les "implantations nouvelles" d'élevage des animaux marins : il n'y a plus eu de créations de centre d'élevage depuis 15 ans en France, notamment en raison de la pression des écologistes.

"Doper la compétitivité des ports"

Des mesures de simplifications, notamment douanières et fiscales, doivent en outre "doper la compétitivité des ports, afin de donner aux portes d'entrée maritimes de nos pays les moyens de nos ambitions et d'attirer plus de grands opérateurs maritimes", a assuré Manuel Valls. Le premier ministre a débuté sa visite dans le premier port de pêche français par un centre de formation à la transformation des produits de la mer, puis un chantier de construction navale et une entreprise de fabrication d'hydroliennes, pionnière dans l'énergie renouvelable aquatique. Il a aussi salué des sauveteurs en mer, avant de rejoindre Nausicaà, l'une des principales attractions touristiques du Pas-de-Calais.


La rédaction (avec AFP)

 


Abonnez-vous à notre newsletter et, en cadeau de bienvenue, accédez à notre Ebook WE DEMAIN




WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE