Écotaxe : l'État délègue le choix aux régions

I Publié le 20 Août 2015

En déplacement dans l'Isère, François Hollande a annoncé l'abandon définitif de la loi sur la taxation des poids lourds. Le chef de l'Etat laisse cependant le choix aux futurs élus d'appliquer une taxe régionale.


(Crédit : Wikimedia Commons)
(Crédit : Wikimedia Commons)
"Je m'y refuse", a déclaré François Hollande jeudi 20 août 2015 à propos de la réintroduction de l'écotaxe. Après l'opposition manifestée par le premier ministre Manuel Valls, puis par la ministre de l'écologie Ségolène Royal, le président de la République a donné le coup de grâce à cette taxe qui devait initialement toucher les poids lourds.

Elle sera tout bonnement "abandonnée", a-t-il affirmé en marge d'un déplacement à Sassenage, en Isère. Pour le chef de l'État français, qui a annoncé dans la foulée vouloir baisser la fiscalité, il n’est "pas question de réintroduire une nouvelle taxe", même verte.

Pour rappel, l'écotaxe avait été introduite sous le mandat de Nicolas Sarkozy, mais c'est sous celui de François Hollande qu'elle a fait polémique. Notamment en Bretagne, où elle a été le point de départ du mouvement des Bonnets Rouges, fortement opposés à cette taxe.

Taxes régionales

L'objectif de cette dernière était de diminuer les transports routiers jugés polluants et énergivores en faisant payer aux camions de plus de 3,5 tonnes l'usage du réseau routier français non soumis aux péages. Face à la pression grandissante, le gouvernement avait fini par en abandonner le principe.

Faisant allusion à ces événements, le Président a précisé : "Vous avez vu les mouvements que ça pouvait susciter, les incompréhensions. Nous n'allons pas la réintroduire par d’autres moyens." 

Actuellement pourtant, trois régions souhaitent instaurer l’écotaxe : le Nord-Pas-de-Calais, l'Alsace et l’Ile-de-France. Les exécutifs "installés après les élections [régionales, en décembre, NDLR] auront à prendre des décisions [...]. Ce n'est pas l'État qui décidera" a ajouté François Hollande.
 
La rédaction (avec AFP)


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