En Espagne, le financement participatif s'inspire du mouvement des Indignés

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Par I Publié le 29 Janvier 2016

Le site Goteo est réservé à des projets librement reproductibles, sans but lucratif et d'intérêt général. Parmi eux, un piège à frelons asiatiques, un site comparateur de programmes politiques ou encore du matériel péda­gogique consacré à l’efficacité énergétique.


Une plateforme de financement participatif réservée aux projets d’intérêt général (Crédit : Carlos Cazurro/CCCB)
Une plateforme de financement participatif réservée aux projets d’intérêt général (Crédit : Carlos Cazurro/CCCB)
Le mouvement espagnol des Indignés n’a pas fait qu’occuper des places publiques, il a aussi inspiré des initiatives citoyennes. Comme Goteo, une plateforme de financement participatif réservée aux projets d’intérêt général.

En espagnol, goteo signifie "goutte à goutte" : une technique d’irrigation très économe et un clin d’œil au proverbe "Les petits ruisseaux font les grandes rivières". Goteo se distingue de ­Kickstarter par les retombées collectives des projets qui y sont financés.
 
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70 % de campagnes réussies

Ceux-ci doivent s’inscrire dans la philosophie de l’open source : ils doivent être librement reproductibles et sans but lucratif. On y retrouve beaucoup d’événements ­culturels, comme des villages ­Alternatiba, mais aussi des projets techno­logiques citoyens : par exemple un piège à frelons asiatiques, un site comparateur de programmes politiques ou encore du matériel péda­gogique consacré à l’efficacité énergétique.

Affichant 70 % de campagnes réussies, Goteo a noué des partenariats avec des collectivités locales. La mairie de ­Saragosse, par exemple, s’est engagée à doubler la mise des internautes afin d’impliquer le public dans l’attribution des subventions.



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