En un clic, financez une micro-entreprise

Par I Publié le 3 Septembre 2012


En un clic, financez une micro-entreprise

Estimé à 150 millions à travers le monde, le nombre de micro entrepreneurs n’a pas fini de croitre. Dans le sillage de Kiva, pionnière des plateformes de micro financement à destination des pays en voie de développement, de nombreux sites ont fleuri ces dernières années. Des millions d’internautes se retrouvent ainsi à même de soutenir, via des prêts modiques, des entrepreneurs du monde entier, tout en suivant l’avancement de leurs projets – ce que le système caritatif traditionnel ne permet pas.

Qu’il soit bangladais, kenyan, équatorien ou même français, l’emprunteur présente d’abord son projet en ligne. La somme requise pour le mener ne dépasse généralement pas quelques centaines d’euros, de quoi acquérir un tracteur, une machine à coudre, un ordinateur… Après avoir sélectionné un projet, libre à l’internaute d’y investir la somme de son choix, avant, lorsque l’entreprise atteint son rythme de croisière, de récupérer sa mise de départ, avec ou sans intérêts.

La formule vous tente ? We Demain vous livre sa liste – non exhaustive – de sites de micro-prêts.

Kiva. C’est LA success-story du micro prêt en ligne. Créée en 2005 aux Etats-Unis, cette plateforme communautaire permet aux internautes de prêter à taux zéro de petites sommes – via PayPal – à des entrepreneurs qui n’ont pas accès au système de prêt traditionnel. Kiva distribue l’argent récolté aux institutions de micro finance (IMF) des pays en voie de développement, qui prennent en charge l’accueil, l’évaluation, le suivi des micro entrepreneurs et le remboursement des prêts sous 6 à 12 mois. En 2012, le leader mondial du micro-crédit en ligne s’est implanté en Inde. Il est désormais présent dans 63 pays, où 344 millions de dollars ont déjà été prêtés.

MicroPlace. Contrairement à Kiva, qui est une ONG à but non lucratif, cette filiale d’eBay est considérée comme un un courtier et donc soumise aux règles de la Commission des opérations boursières américaine. Créé en 2008, MicroPlace ne permet pas de choisir un projet en particulier, mais une institution de micro finance. Et contrairement à Kiva, les investissements génèrent des intérêts. Le site propose aujourd’hui 34 investissements différents, dans des IMF de 22 pays.

Babyloan. Créée en février 2008, c’est l’une des premières entreprises sociales nées en France. Sur le même principe de Kiva, les investisseurs choisissent leur projet, qu’ils financent à taux zéro, à partir de 20 euros. 18 000 de ses membres ont déjà prêté 3 993 874 euros à 10 485 entrepreneurs du monde entier.

Ronabee Nomat, soutenue par Kiva, a ouvert une poissonnerie aux Phlippines. (photo : John Briggs)

Veecus . Ce site français de micro-finance permet non seulement de prendre part à des projets locaux dans les pays en voie de développement, mais aussi en France. Veecus transmet les fonds à ses partenaires de terrain, des IMF spécialisés, chargés de suivre au quotidien et de soutenir les micro entrepreneurs. L’avancée des projets est régulièrement relatée dans un journal de bord envoyé par e-mail au prêteur.

United Prosperity. Les sommes investies sur ce site servent à garantir des prêts bancaires. Lorsque vous investissez 1 euro dans l’un des projets promus par United Prosperity, 2 euros sont prêtés par une banque locale à l’entrepreneur qui le mène. Une fois l’argent de retour, vous pouvez choisir de le retirer ou de le réinvestir dans un nouveau projet.

MYC4 . Considérant que « l’Afrique a l’un des développement économique les plus forts au monde » et que 380 millions d’Africains n’ont pas accès à une banque, cette plateforme a décidé de concentrer ses efforts sur ce contient. Après avoir sélectionné un projet, l’internaute y investit la somme de son choix, à partir de 5 euros. Près de 20 000 investisseurs issus de 116 pays ont déjà prêté près de 17 millions de dollars à 9 866 micro-entrepreneurs de sept pays africains.

Avec l’appui financier de Kiva, Adora Fajiculay a monté une entreprise de confection textile aux Philippines. (photo : John Briggs)



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