Cultures

Et si vous installiez votre bureau sur une île déserte ?

Rédigé le 17 Octobre 2013 | Lu 2123 fois


Le projet CyberHippieTotalism propose de passer l'hiver dans un lieu de travail collaboratif installé sur une île paradisiaque des Canaries. Une expérience alternative, mais pas déconnectée, qui préfigure peut-être le travail nomade de demain.


L'île de Lanzarote
L'île de Lanzarote
Voilà qui pourrait enfin réconcilier travail et vacances.  Une « hackbase » a élu domicile à Lanzarote, sur l’archipel des Canaries. Depuis 2011, hackers, makers et créatifs sont les bienvenus sur cette île préservée, où le thermomètre affiche fréquemment 20° en hiver. Car contrairement aux hackerspaces, où l’on passe quelques heures de son temps libre à bidouiller, une hackerbase est un lieu où l'on peut s’installer durablement pour mener des projets de long cours. Et là où le hackerspace fédère le plus souvent des locaux, la hackerbase est ouverte à toutes les nationalités.
 
« C’est comme une communauté hippie, mais version 2027 », explique la page wiki du projet, baptisé CyberHippieTotalism. Pour 300 à 400 euros par mois, les résidents peuvent se loger, se nourrir sainement et surtout s'adonner à leur métier ou projets personnels dans un cadre idyllique. Avec l’océan à quelque pas, des légumes et poissons frais à portée de main, mais aussi un réseau wifi et des ordinateurs. Il est possible de rester sous le soleil plusieurs mois pour peu qu’on soit familier du télétravail. Pas d’horaires de bureau, pas de transports à prendre, chacun y est libre d’organiser sa journée à sa guise. Nul besoin d’être un crack en informatique pour être accepté sur l’île. Ce qui rassemble véritablement les participants, c’est une philosophie de vie communautaire basée sur la collaboration, l’innovation, et la cogestion des lieux.

Les alentours
Les alentours
À l’origine du projet, David Potocnik, activiste et théoricien du mouvement hacker. Avec CyberHippieTotalism, ce slovène à dreadlocks veut expérimenter un mode de vie alternatif et combattre la dichotomie entre travail et temps libre. À terme, d’autres antennes pourraient fleurir dans toute l’Europe. Chaque membre pourrait alors naviguer librement de l’une à l’autre moyennant un forfait mensuel.
 
À l’heure ou le web permet de travailler de n’importe quelle point du globe, de plus en plus d’individus imaginent des alternatives au métro-boulot-dodo. Durant le mois de janvier dernier, l’île vietnamienne de Phu Quoc avait ainsi accueilli une quinzaine de hippies 2.0 pour enchaîner hackatons, barbecues, et parties de pêches sous les palmiers. La semaine dernière, un chef d’entreprise Lillois a également fait parler de lui en s’engageant à passer 40 jours seul sur une île déserte avec son ordinateur et quelques poules pondeuses.


Côme Bastin
Journaliste chez We Demain En savoir plus sur cet auteur


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