Gaz de schiste : "un non sens environnemental" pour Corinne Lepage

I Publié le 6 Novembre 2012


Station de forage de schiste Marcellus. Ville de Lycoming. USA. Flickr
Station de forage de schiste Marcellus. Ville de Lycoming. USA. Flickr
Le rapport Gallois sur la compétitivité de l'industrie française, remis lundi à Jean-Marc Ayrault, reprend l'option défendue par le patronnat d'une relance économique via l'exploitation des gaz de schiste. Corinne Lepage, députée au Parlement européen et présidente du parti écologiste Cap21, n'a pas tarder à réagir à cette proposition via son blog, hébergé par le Huffington Post. Pour l'élue, cette option serait une abhération économique, sanitaire et environnementale. 
 
Corinne Lepage pose d'abord la question de l'exploitation des gaz de schiste d'un point de vue économique et financier. Elle explique que le recours à la fracturation hydraulique engendre des coûts majeurs en matière hydrolique, sanitaire et de traîtement des émissions de méthane. "Les États-Unis viennent de changer leur réglementation et d'imposer la récupération du méthane, d'où des coûts supplémentaires considérables", argumente la députée européenne, ajoutant que " l'exploitation des gaz de schiste devra intégrer un prix croissant du mètre cube d'eau de toutes les activités économiques, à commencer par les activités agricoles. "

La présidente de Cap 21 se penche ensuite sur le volet sanitaire du problème. Elle estime que les produits chimiques qui seraient utilisés pour extraire les gaz de schiste sur la santé, reconnus comme nocifs pour la santé animale et humaine, engendreraient des épidémies de cancer et des maladies neuro dégénératives. Pour Corinne Lepage, le coût potentiel pour la sécurité sociale de la croissance de ces pathologies est un élement capital à prendre en compte.
 
L'élue aborde enfin les problématiques environnementales. Pour elle, plaider en faveur d'une plus forte fiscalité verte, tout en exploitant des gaz de schiste est totalement incohérent : le recours au gaz de schiste viendrait concurrencer les énergies renouvelables, ce qui ajouterait un obstacle à la France pour palier son "retard abyssal en matière de développement industriel des énergies renouvelables." 
 


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