Google recrute Ray Kurzweil, le transhumanisme irradie

I Publié le 13 Janvier 2013

Alors que vient de se clore l’édition 2013 du CES et son arsenal de technologies les plus futuristes, revenons sur le billet de Thomas Jamet, président de l’agence Moxie, pour Influencia.net, sur la récente arrivée chez Google du théoricien du transhumanisme, Ray Kurzweil.


Ray Kurweil. Crédit photo : Flickr
Ray Kurweil. Crédit photo : Flickr
Parmi les trouvailles que réservait le CES, le Re-Timer, un masque, qui par la diffusion d’une lumière verte, permet de remettre à l'heure l'horloge biologique. Le casque Verizon permet, lui, à son utilisateur de contrôler un ordinateur à distance. Ou encore, Muse, un autre casque connecté pour apprendre à contrôler ses émotions. Quelques exemples qui viendraient soutenir la thèse des posthumanistes, selon laquelle l’homme serait en passe d’être « transformé » par les nouvelles technologies. Une pensée incarnée par Ray Kurzweil.
 
Depuis plusieurs années, Google sponsorise la « Singularity University », un club de réflexion co-fondé par Ray Kurzweil. En décembre dernier, le « gourou » rejoint l’entreprise de la Silicon Valley afin de participer à de nouveaux projets impliquant « l'apprentissage automatisé et le traitement du langage ». Signe que ce mouvement assoit peu à peu son influence.
 
L’informaticien américain, membre du conseil d'administration du Massachusetts Institute of Technology considère que l’homme sera bientôt dépassé par les machines. Il entrera alors dans une phase nouvelle de son histoire : la post-humanité ou l’humanité augmentée par les machines. Pour Kurzweil, le point de non-retour sera atteint en 2045, explique Thomas Jamet, « d’après ses calculs, la quantité d’intelligence artificielle créée sera un milliard de fois supérieure à toute intelligence humaine ». Il raconte que l’expérience de puces implantées dans le cerveau de singes les rendant capables de donner des ordres à un ordinateur par la pensée, a déjà été réalisée.
 
Dans son article, le président de Moxie invoque que le prisme d’une possible vie éternelle nourrit les espérances des post-humanistes. Concrètement, c’est l’idée qu’une fois l’enveloppe physique caduque, le cerveau est réinjecté dans un autre corps plus jeune, pour ainsi devenir un cyborg immortel. « Pour Kurzweil et les post-humanistes, ces innovations seraient inéluctables et seraient le sens de notre évolution en tant qu’espèce, en quelque sorte la suite du darwinisme où nous aurions opéré un croisement avec les machines », écrit Thomas Jamet. Et si pour Ray Kurzweil, la quête de l’immortalité lui était chère à cause du deuil jamais fait d’un père disparu prématurément.
 
Certes l’espérance de vie ne fera qu’augmenter grâce aux progrès de la génomie, de la biotechnologie et des nanotechnologies réparatrices. L’auteur en convient, mais selon lui c’est dans « une période de renforcement de l’humain, dans une ère de revitalisation de l’humanité par un retour aux sources assistée par ordinateur » que nous entrons. Il admet que l’humain sera augmenté mais cela à des fins bien humaines, pour plus de sensations, plus de savoir, pour vivre plus. Il conclut : « Grâce à la technique, au digital et aux réseaux sociaux nous sommes de retour dans la mythologie dionysiaque. L’humain des profondeurs et des origines, joyeux, libidineux, règne à nouveau ».

Influencia.net
Monsieur Kurzweil, Google et la vie éternelle
Google vient d’embaucher le pape de la transhumanité, le chercheur, auteur et gourou Ray Kurzweil. Une arrivée remarquée, mais pas si étonnante.


Abonnez-vous à notre newsletter et, en cadeau de bienvenue, accédez à notre Ebook WE DEMAIN




WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE