Grâce à l'impression 3D, l'art passe à l'échelle nano

Par I Publié le 29 Avril 2013

En habillant ses tableaux de milliers de petits éléments conçus en 3D, l'Américain Shane Hope invente l'art "nanofacturé". Ses œuvres inaugurent la prise de contrôle, par les artistes, de la structure moléculaire des objets.


Après les designers, les ingénieurs et les prothésistes, c'est au tour des artistes d'explorer le potentiel de l'impression 3D. A New-York, la galerie Winkleman présente actuellement le travail de Shane Hope, un plasticien qui incorpore à ses tableaux des micro-éléménts conçus par ordinateur. Pour comprendre le principe, ne vous fiez pas à l'atmosphère de joyeux fouillis qui se dégage des toiles. Cette nouvelle façon de faire de l'art, baptisée « nanofacture » par son créateur, est en effet d'une précision bluffante.

Grâce à PyMol, un logiciel de modélisation 3D, Shane Hope dessine la structure moléculaire, puis la forme, de milliers de petits élements. Ces derniers deviennent ensuite réalité grâce à des imprimantes RepRap capables de créer des objets à partir de fichiers numériques et de poudre de résine. L'artiste colle enfin ses micro-créations sur des toiles, qui deviennent le support d'une étonnante rencontre entre peinture acrylique et sculpture 2.0.
 
Visible jusqu'au 4 mai à New-York, l'exposition « Nano-Nonobjective-Oriented Ontographs » vise à dépasser la vision « anthropocentrée » que nous avons de la matière. Concrètement, explique l'artiste, il s'agit de « montrer comment la somme des parties est toujours en réalité beaucoup plus grande que le tout ». Une démarche que Shane Hope entend poursuivre, au gré de l'apparition de nouveaux outils : « L'accélération des progrès scientifiques et technologiques à l'échelle nanométrique continue d'élargir la boîte à outils avec lesquels nous pouvons finalement assembler des choses à partir d'atomes ».




Abonnez-vous à notre newsletter et, en cadeau de bienvenue, accédez à notre Ebook WE DEMAIN




WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE