Grâce au soleil et au vent, bientôt, l’électricité sera gratuite

Par Yves Heuillard I Publié le 25 Mars 2015

[À lire dans la revue] Ces cinq dernières années, le coût de l’électricité photovoltaïque a baissé de 80 %. Devenues compétitives face aux géants de la production électrique classique, les énergies renouvelables attirent désormais la majorité des investissements, balayant tout ce que nous tenons pour acquis.


Samedi, 9 h 20. Peter regrette d’avoir traîné un peu au lit, car depuis vingt minutes Bristish Gas, son fournisseur d’électricité, ne lui facture pas sa consommation. Programme de la journée : lavage du linge, séchage, repassage, ménage, préparation de plats mijotés pour la semaine et incitation de toute la famille à prendre bains et douches en milieu de journée de manière à ce que la réserve d’eau chaude soit refaite avant 17 heures. Car à 17 heures, le nouveau compteur intelligent installé par British Gas repassera au tarif standard.
 
Si Peter est un personnage fictif, l’offre de British Gas, fournisseur britannique de gaz et d’électricité, est bien réelle.

De 9 heures du matin à 5 heures de l’après-midi, le samedi ou le dimanche, l’électricité est gratuite. Aux États-Unis, dans l’État du Texas, le fournisseur TXU propose même la gratuité de l’électricité toutes les nuits pendant toute l’année, toujours à la condition de disposer d’un compteur intelligent. C’est que l’électricité gratuite, ça peut rapporter gros.
 
Pour comprendre, oubliez le modèle français d’un EDF en situation de quasi-monopole, contrôlant toute la filière électrique, de la production à la consommation.

Sur les marchés étrangers ouverts depuis plus longtemps à la concurrence, comme aux États-Unis, les producteurs (les propriétaires de centrales électriques), les transporteurs (les exploitants des réseaux électriques) et les distributeurs (les interlocuteurs des consommateurs) sont des acteurs indépendants. L’électricité y est soumise aux règles du marché, plus ou moins chère selon la demande, au fil des heures et des jours. Ces variations ne sont que très peu transmises au consommateur, qui paie généralement son électricité à prix fixe, via un abonnement...Retrouvez la suite de l'article dans We Demain n°9.

Yves Heuillard

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