Internet pour tous grâce au ballon Google ?

Par I Publié le 26 Juin 2013

Expédier de gros ballons dans la stratosphère afin de connecter au web des zones difficiles d'accès. C'est le pari de Google. L'objectif : Desservir les deux tiers de la population mondiale n'ayant pas accès à un Internet rapide et bon marché.


Internet pour tous grâce au ballon Google ?
« Loon ». C'est le sobriquet - diminutif de « balloon » en anglais, mais signifiant aussi « dingue » - que Google a donné à sa dernière invention. Dingue, le projet l'est assurément, même s'il repose, comme l'a expliqué à l'AFP l'Américain Richard DeVaul, l'un des directeurs du laboratoire GoogleX, sur « des bases scientifiques solides ». En témoigne les premiers tests - concluants - de ce ballon équipé de panneaux photovoltaïques, conçu pour connecter à Internet les régions les plus reculées du monde.
 
« Nous travaillons au sol en partenariat avec un fournisseur de services Internet : des faisceaux de signaux sont envoyés vers le ballon, qui les renvoie vers le sol en direction d'antennes ou boîtiers. Le ballon a en quelque sorte une fonction de miroir », explique Richard DeVaul.
 
Une trentaine d'unités se sont déjà élevées à 20 000 mètres au-dessus de la Nouvelle-Zélande, permettant d'établir des connexions au sol. Equivalents à celui de la 3G, le débit offert par ces objets de quinze mètres de diamètre s'étend à 40 kilomètres à la ronde. Le principal écueuil, explique le Monde Informatique, reste de contrôler la trajectoire des ballons, qui doivent être positionnés précisemment au dessus des zones à connnecter. Si la vigilance doit être portée sur la météo, aucun risque du côté du trafic aérien, car Loon évolue « de façon très sécurisée, deux fois plus haut que les avions de ligne » et leur position est signalée aux autorités aériennes, selon Richard DeVaul.

2/3 de cyber-précaires

L'objectif, après la Nouvelle-Zélande, l'objectif est d'élargir l'expérimentation d'autres pays situés le long du 35e parallèle sud : l'Afrique du sud, l'Uruguay, l'Australie, le Chili... « L'idée est d'avoir un anneau de ballons sur cette même latitude afin de proposer une couverture continue : nous pensons que 300 ou 400 ballons pourraient être nécessaires pour cela », avance M. DeVaul, qui estime le projet « beaucoup trop expérimental pour déjà penser à une couverture de la planète entière ». Les besoins sont pourtant immenses : deux tiers de la population mondiale n'a "toujours pas accès à une connexion rapide et bon marché, selon Google.
 



Abonnez-vous à notre newsletter et, en cadeau de bienvenue, accédez à notre Ebook WE DEMAIN




WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE