J'ai été "vendeuse" à la boutique sans argent

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Par Sandra Franrenet I Publié le 22 Janvier 2016

"Consommer, je veux bien. Mais s’il faut mettre la main à la poche…", se lamentait il y a quelques années Guy Roux dans "Les Guignols de l’info". Le rêve de l’ex-entraîneur est devenu réalité avec le premier magasin où tout est gratuit. "We Demain" est passé derrière la "caisse".


Ici, les clients peuvent prendre ce qu'ils veulent, sans bourse délier ni coulpe battre (Crédit : Ingrid Hoffmann)
Ici, les clients peuvent prendre ce qu'ils veulent, sans bourse délier ni coulpe battre (Crédit : Ingrid Hoffmann)
" Bonjour, c’est un petit marché ?
— Non, une boutique sans argent !
— Pardon ?"
Installée dans le hall de l’ancienne gare de Reuilly, dans le 12e arrondissement de Paris, "la boutique sans argent" provoque encore quelques froncements de sourcils et écarquillements d’yeux. 
 
"C’est de plus en plus rare, car nous avons bénéficié d’une bonne couverture médiatique depuis l’ouverture en juin. Mais le concept continue de surprendre ceux qui sont passés entre les mailles de l’information", explique Debora, la directrice de Siga-siga (le nom de la boutique).

Ici, les euros ne sont d’aucune utilité. À l’origine du projet, l’association La Boutique sans argent, formée en 2013 pour, selon ses statuts, "proposer au grand public un lieu de dons entre personnes, sans transaction d’argent ou de monnaie alternative, ni échange, ni troc." 

Des zones de gratuité

Si elle organise dès le départ, en partenariat avec des festivals ou autres événements, des "zones de gratuité" ou espaces de non-vente éphémères à Paris et en banlieue, elle projette aussi de s’installer dans un espace permanent. Son vœu est exaucé par la mairie d’arrondissement, qui met un local à sa disposition.

Grâce au soutien de la région Île-de-France et à une aide de Pôle emploi, l’association, qui fonctionne avec des bénévoles, a même pu embaucher deux salariés : Debora, la directrice, et Julie, son bras droit.

Intriguée par cette nouvelle vision de l’économie, j’ai décidé d’endosser, le temps de deux après-midi, le rôle de bénévole...
 
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