L'Homme a de l'empathie pour les robots !

Par I Publié le 2 Mai 2013

Des chercheurs ont analysé l'activité du cerveau humain à la vue d'hommes, puis de robots, placés dans des situations agréables ou violentes. Cette expérience aux résultats surprenants vise à comprendre les relations Homme-machine... avant leur essor.


Le robot-dinosaure Pleo a servi de "cobaye" à l'expérience (crédit : arngren.net)
Le robot-dinosaure Pleo a servi de "cobaye" à l'expérience (crédit : arngren.net)
A la vue du bonheur ou de la violence, notre cerveau fait-il le distingo entre les boulons et la chair ? C'est la question que se sont posés des chercheurs de l'Université de Duisburg Essen, en Allemagne. Le temps d'une expérience menée sur 14 personnes, ces derniers ont projeté une vidéo montrant Pleo, petit robot-dinosaure, se faisant caresser, chatouiller et nourir, puis une seconde, montrant un humain également placé dans des situations agréable.

G
râce à l'IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) les chercheurs ont analysé en temps réel l'activité cérébrale des sujets test. Lors des deux visionnages, ils ont observé une activité similaire des neurones du système limbique, la région du cerveau impliquée dans les réponses émotionnelles. Visionnant ensuite des coups et chahutages infligées au robot et à l'homme, les sujets ont, là encore, activé des mécanismes d'empathie similaires (avec toutefois plus d'intensité face à l'homme maltraîté).

Robots-compagnons

Les résultats de ce test à petite échelle nécessitent être être approfondis, mais ils laissent supposer qu'hommes et robots pourraient, dans un futur baigné par l'inteligence artificielle, entretenir... des relations émotionnelles ! Qu'en sera-t-il alors lorsque nous serons confrontés, non plus à de petits dinosaures, mais à des robots anthropomorphes plus vrais que nature, comme l'anticipe la série Real Humans, actuellement diffuée sur Arte ?

« L'un des objectifs des recherches actuelles menées en robotique est de développer des robots qui établissent une relation de long terme avec un utilisateur humain, car les robots-compagnons peuvent être des outils utiles et bénéfiques », explique Astrid Rosenthal-von der Putten, qui a coordonné l'étude. Selon le scientifique, des robots pourraient « aider les personnes âgées dans les tâches quotidiennes et leur permettre de vivre plus longtemps de façon autonome dans leur maison, aider les personnes handicapées dans leur milieu, ou garder les patients engagés pendant le processus de réadaptation. » Le groupe de chercheurs présentera les conclusions de son expérience à Londres au mois de juin, lors de la conférence annuelle de l'International Communication Association.



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