L'armée US veut nourrir les soldats grâce à l'impression 3D

I Publié le 5 Août 2014

L’armée américaine projette d'imprimer de la nourriture sur les champs de bataille grâce à une imprimante 3D portative. Le dispositif pourrait aussi participer à lutter contre la faim dans le monde.


Lauren Oleksyk au Centre de recherche et de développement de l'armée américaine © USArmy
Lauren Oleksyk au Centre de recherche et de développement de l'armée américaine © USArmy
Le dernier projet de l'armée américaine ? Imprimer n’importe quel aliment, à n’importe quel moment et depuis n’importe où grâce à une imprimante 3D portative. Déjà existante mais balbutiante, l’impression de nourriture pourrait réduire les coûts de l’approvisionnement et de l’acheminement des rations. Le procédé permettrait de limiter le gaspillage alimentaire dû au conditionnement et de réduire les coûts de transport.

Les soldats n'auraient à transporter qu'une petite machine et des cartouches d'ingrédients. Pour imprimer son repas, il leur suffira d'insérer ces cartouches de matières premières dans l'appareil, qui les imprimera ensuite couche par couche. L'utilisateur devra remplacer les cartouches au fur et à mesure de l'élaboration du plat.

Lutter contre la faim dans le monde

Selon Lauren Oleksyk, responsable de l’équipe de recherche sur l’alimentation des militaires, l’impression 3D permettrait aux soldats de se créer des repas en fonction de leurs goûts, bien sûr, mais surtout de leurs besoins. Les rations pourraient en effet être adaptées aux besoins nutritionnels de chaque soldat en mission. « S’il manque d’un nutriment, il pourra l’ajouter. S’il manque d’une protéine, il pourra ajouter de la viande à son repas », explique Lauren Oleksyk. Les produits imprimés, riches en vitamines et en nutriments, ont, en outre, un temps de conservation relativement long.

La Direction de l’alimentation de l’armée entend partager le fruit de ses recherches. « Nous allons faire ce que nous pouvons pour les rendre aptes à des applications militaires et commerciales », espère Lauren Oleksyk. Car au delà des champs de bataille, la production d’aliments riches et de longue conservation, dans des zones reculées, pourrait être d'un grand secours à de nombreuses populations dans le monde.

Elisabeth Denys  
Journaliste web / We Demain  
@ElissaDen


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