L'open data tisse sa toile en France

I Publié le 26 Novembre 2012


Visuel de l'agence Web Design (platform.opendata.tn)
Visuel de l'agence Web Design (platform.opendata.tn)

Le Conseil général des Hauts-de-Seine inaugurera le 17 décembre à Nanterre opendata.hauts-de-seine.net, une plateforme qui met à disposition des citoyens, entreprises et partenaires de la collectivité les données publiques du département. L'enjeu ? La transparence de l'action publique, l'un des fondements de l'open data, un mouvement qui vise à rendre accessible à tous, via le web, les données publiques ne relevant ni de la vie privée, ni de la sécurité. En janvier dernier, lors de l'annonce du projet, Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine, expliquait les raisons de cette démarche :

"Les bénéfices démocratiques et économiques de l'open data, ainsi que l’amélioration de l’attractivité des territoires grâce à la réutilisation des données publiques sont immenses !" 

"Levier interne de modernisation" pour le président du Conseil général, l’ouverture des données relatives au budget, aux bilans sociaux, aux transports ou encore au patrimoine permettra aux citoyens de mieux comprendre l’action du Département et de prendre part à la vie de leur collectivité.

"Démocratie Ouverte : un collectif francophone à but non lucratif regroupant des citoyens, des associations et des organisations publiques et privées engagés pour des démocraties ouvertes". Schéma : Cyril Lage et son équipe.
"Démocratie Ouverte : un collectif francophone à but non lucratif regroupant des citoyens, des associations et des organisations publiques et privées engagés pour des démocraties ouvertes". Schéma : Cyril Lage et son équipe.

À l'image d'Opendatafrance.net, plusieurs plateformes sont nées ces dernières années, afin de faciliter le partage des données publiques. Le site regardcitoyen.org  a notamment publié une charte européenne "pour l'ouverture et la transparence parlementaire".
Etalab.gouv.fr, de son côté, publie la liste des plateformes ouvertes par les régions et départements (provenceloire-atlantiqueaquitaine...), la SCNF ou encore la mairie de Paris. Selon archimag.com, le portail d'open data du gouvernement data.gouv.fr, lancé en décembre 2011, semble déjà recueillir l'adhésion du public et des collectivités.
 
L'Ouest du pays est particulièrement actif dans le domaine. La ville de Nantes a par exemple créé depuis 2011 un site dédié à la mutualisation des informations publiques : data-nantes.fr
 
Claire Gallon, présidente de l’association nantaise Libertic, qui défend le partage des données depuis 2009, explique cependant sur datapublica.com   que l'open data reste encore trop faiblement pris en compte par les collectivités et les entreprises. En parcourant le site opendata-map.org, on constate en effet que la France a encore du chemin à parcourir pour intégrer le principe à l'ensemble de son territoire. La modernisation institutionnelle du pays passe pourtant par là. Le 27 septembre dernier, à Paris, Slim Amamou, ancien Secrétaire d’État tunisien à la Jeunesse et au Sport et militant de l’Internet libre résumait la finalité de l'open data lors d'une conférence sur le sujet.
 
"L'accès libre au savoir est la base de toute forme avancée de gouvernance."


 
 
 

 
 



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