La Transition, une alternative "citoyenne" pour préparer 2017

Par I Publié le 18 Janvier 2016

Issu de la société civile, ce groupe entend rassembler les citoyens français pour porter des solutions nouvelles en vue de l'élection présidentielle. Comment ? Grâce à l'élaboration d'un programme et à la présentation d'un candidat citoyen en 2017.


La bannière du site de La Transition (crédit : La Transition)
La bannière du site de La Transition (crédit : La Transition)
Ils sont entrepreneurs, salariés du privé et du public, acteurs du monde agricole, artisans, commerçants, professions libérales. Ils se décrivent comme "un sursaut", non comme un parti politique. Dimanche 17 janvier, plus de 150 acteurs issus de la société civile ont annoncé en ligne le lancement de La Transition, un nouveau mouvement "citoyen". Leur message ?
 
"En 2017, comme trois Français sur quatre, nous ne voulons plus ni de Hollande, ni de Sarkozy, et nous ne voterons pas Le Pen."
 
Le mouvement, financé par des dons, entend devenir une alternative aux grands partis politiques français : le Parti socialiste, Les Républicains et le Front national. Son fondateur, le communiquant et entrepreneur Claude Posternak, en est convaincu : La Transition "est la seule à pouvoir remettre la société française sur le chemin de la transformation", en présentant un "candidat issu de la société civile à la Présidentielle 2017".

"Sauver la France de l'immobilisme"

Interrogé par Le JDD, il insiste :
 
"Je sais que cela ressemble à l’escalade de l’Himalaya par la face nord avec des tongs, mais on en surprendra plus d’un dans un an."

Pour y parvenir, lui et ses soutiens, parmi lesquels l'essayiste Zohra Bitan, le chef d'entreprise Xavier Alberti et le président de la Fédération des médecins libéraux, Djamel Dib, prévoient de mobiliser les réseaux sociaux et de rassembler ainsi le plus de citoyens possible.
 
"Le sujet est désormais aussi simple que vital, il faut sauver la France, précisent-ils sur leur site. La sauver de l’immobilisme, d’une révolution ou d’une présidence extrémiste. Pour cela il faut que les Français se réapproprient leur destin."

Image de communication du mouvement (Crédit : La Transition)
Image de communication du mouvement (Crédit : La Transition)

"Redonner un travail à ceux qui en sont privés"

Qui dit sauver la France, dit, d’après l’équipe de La Transition, "redonner un travail à ceux qui en sont privés", "première obligation de justice sociale" en France. C’est le thème phare du mouvement, qu’il a baptisé "Nouveau partage". Concrètement, le mouvement entend "redonner confiance aux chefs d’entreprises", en instaurant "moins de contraintes" administratives, "des contrats de travail plus simples", "des charges moins lourdes", "des seuils syndicaux [et non sociaux, NDLR] plus souples"… Et côté employés, en forçant les entreprises à "redistribuer plus équitablement les richesses".
 
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Parmi les (quelques) autres propositions d’ores et déjà en ligne sur le site du mouvement, un mandat unique pour le président qui sera élu en 2017, pas plus de deux mandats électifs, la démission de la "haute fonction publique pour les élus" et un contrat de travail unique.

"Réveiller la démocratie"

Mais aussi la lutte contre l'évasion fiscale, avec la création d'un "serpent fiscal européen sur la base d'un taux d'imposition moyen des entreprises à 25 % dans toute la zone euro", dans lequel les États "auraient la liberté, de faire fluctuer ce taux de plus ou moins 3 %". Ou encore le soutien des "petits commerces en zones rurales", la défense de l'apprentissage comme "facteur de réussite sociale" et "une véritable révolution de notre assiette et de nos habitudes".

À ce jour, La Transition ne donne pas davantage de précisions quant à la façon dont elle compte mettre en oeuvre ses idées, si ce n'est qu'elle entend les soumettre au débat public grâce à l'organisation d'un référendum.
 
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L'annonce du lancement de La Transition intervient le jour de la parution d'une enquête du CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po), qui révèle que 82 % des Français ont désormais une vision négative de la politique. Et où de plus en plus d'alternatives citoyennes émergent, dans l'espoir de "réveiller la démocratie ".


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