Le moringa, un arbre miracle au service du développement rural

Par Marie-Caroline Thorn I Publié le 17 Mai 2013

L’idée d’une ressource locale capable de prévenir la malnutrition et de réduire la pauvreté est-elle une utopie ? L’exemple du moringa, qui suscite l'intérêt de plus en plus d'ONG, laisse à penser que non. C'est ce qu'explique, pour We Demain, Marie-Caroline Thorn, membre du réseau Moringanews et auteure de recherches sur le moringa au Mozambique et au Togo.


(crédit : Marie-Caroline Thorn)
(crédit : Marie-Caroline Thorn)

Petit arbre originaire d’Inde, le moringa suscite l'intérêt croissant d'ONG et d'organismes publics du monde entier. Et pour cause. Le caractère exceptionnellement nutritif de ses feuilles et les propriétés assainissantes de ses graines sont les principales vertus de cette plante surnommée « the miracle tree ».

Projets nationaux

L’industrie a déjà décelé et exploité le potentiel du moringa : Il est aujourd'hui facile de trouver des produits cosmétiques grand public contenant l'huile qui en est extraite. Mais le réel potentiel de cette ressource est ailleurs, à l'échelle locale. Le moringa pousse en effet dans la majorité des pays tropicaux (Afrique, Asie, Amérique Latine), où il permet d’améliorer les conditions de vie et de faire reculer la pauvreté.


L’engouement pour cette ressource a conduit plusieurs gouvernements à mettre en place des projets d’envergure nationale, comme aux Philippines, au Burkina Faso ou en Haïti. Des projets qui visent à promouvoir la culture du moringa afin d’enrayer la pauvreté et de répondre aux défis de la malnutrition et de l’accès à une eau potable par le biais d’un cercle vertueux.


Le moringa, un arbre miracle au service du développement rural

Forte valeur nutritionnelle

Les feuilles de moringa ont été identifiées par le Centre Mondial des Légumes de Taïwan comme la plante « à plus forte valeur nutritionnelle parmi 120 légumes étudiés ». Une consommation quotidienne de poudre de feuilles permet de diminuer le risque de malnutrition, notamment chez la femme enceinte et l’enfant en bas âge. Avec 30 grammes par jour, un enfant peut satisfaire tous ses besoins journaliers en vitamine A, 80% de ses besoins en calcium, 60% en fer et presque 40% en protéines.


De plus, ses graines, réduites en farine, participent au processus de purification d’une eau turpide. Une cuillère à soupe de farine suffit à clarifier 10 litres d’eau, par agglomération des impuretés en suspension. Cette technique, peu couteuse, permet de limiter la propagation de maladies hydriques très répandues telles que la diarrhée.

Enfin, la culture du moringa représente une source de revenus additionnels pour les agriculteurs. Elle nécessite très peu d’apports en engrais et en eau, et une main d’œuvre familiale suffit pour la récolte. Les produits frais, ou transformés, sont ensuite distribués sur les marchés locaux et commercialisés à l’export.


Pour en savoir plus : moringanews.org



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