Rss
 
Tech-Sciences

Le zeppelin peut-il renaître de ses cendres ?

Rédigé le 12 Septembre 2013 | Lu 1494 fois


Porte-conteneur volant, hôtel céleste aux parois translucides, ou transporteur de divisions blindées... Le "Dragon Dream" développé par la compagnie Aeroscraft pourrait préfigurer le retour du dirigeable.


Le "Dragon Dream" sort de son hangar
Le "Dragon Dream" sort de son hangar
Si le mot « Zeppelin » sent la poussière, c’est qu’aucun dirigeable n’est plus utilisé depuis près de 70 ans. Le 6 mai 1937, l’incendie du Hindenburg met une fin tragique à l’âge d’or de ces monstres volants en tuant 36 personnes. Trop lents, trop vulnérables, les dirigeables sont relégués à l’histoire lorsque la seconde guerre mondiale déferle sur l’Europe. Au XXIe siècle, le ballon pourrait bien faire son come-back. Dans de gigantesques hangars, en Californie, la compagnie Aeros veut ressusciter l’engin et prétend « ouvrir un nouveau siècle d’industrie aéronautique ».
 
Ce n’est pas la première fois que la renaissance du dirigeable est envisagée. Airship Paris propose un circuit aérien récréatif au dessus des sites touristiques d’Île de France. Mais si le prototype mis au point par Aeros conserve le principe d'élévation dans le ciel grâce à un gaz plus léger que l’air, il n’a pour le reste plus grand chose à voir avec ses ancêtres. Coque en aluminium et fibres de carbone ultrafine, contrôle millimétré de la pression exercée sur l’hélium, Dragon Dream affiche des performances inégalées. Il est capable de gérer très précisément son altitude pour se poser n’importe où à la verticale en embarquant de très lourdes charges.

Vue du cockpit
Vue du cockpit
La compagnie imagine des applications surprenantes. Comme un hôtel volant, au plancher entièrement transparent, qui proposerait des croisières nocturnes au dessus des grandes métropoles. Un vaisseau de secours humanitaire qui pourrait approvisionner une ville entière dans l'urgence. Mais aussi un moyen de transport militaire, capable de déployer des régiments entiers de chars sur les terrains les plus accidentés.

Le retour du dirigeable est aussi une réponse possible à la hausse inéluctable du prix du baril de pétrole, qui rend les vols en avion de plus en plus couteûx. Délivré de cette contrainte, le dirigeable pourrait d'abord servir de « cargo aérien » pour les échanges de marchandises. Un véhicule plus écologique, plus économique, mais aussi plus pratique, puisqu’il n’a pas besoin de piste d’atterrissage. La flotte, déjà opérationnelle, a fait ses preuves : le plus gros modèle est capable de transporter 500 tonnes à plus de 220km/h.

Côme Bastin
Journaliste chez We Demain En savoir plus sur cet auteur


À lire dans la même rubrique :
< >

Inscription à la newsletter

Entrez dans We Demain n° 7 !




@WeDemain Tweets
Thierry Taboy : Je fais rarement de la pub mais @WeDemain est l'un des meilleurs mags du moment. Bonne continuation. http://t.co/BMk0Fw8bIv
Jeudi 3 Juillet - 17:58
Patricia Coignard : #FF @WeDemain pour toutes ses sources d'#inspirations #durables !
Vendredi 27 Juin - 09:32
ChaireEEE : Working today with the Fabulous @WeDemain team about an incredible seminar for EVERY @ESCPeurope grande Ecole student http://t.co/9xvWv391Sx
Mardi 24 Juin - 11:26
Eric Morain ن : Lisez l'excellent numéro 7 de @WeDemain . Aperçus ici : http://t.co/A8iOjX2l0i
Mardi 24 Juin - 11:18