Malgré le pétrole bon marché, les Français croient aux énergies vertes

Par I Publié le 22 Janvier 2016

C'est ce que révèle une enquête OpinionWay réalisée pour une association spécialisée dans le domaine des énergies renouvelables. Selon cette dernière, 96 % des Français déclarent vouloir les encourager. Soit 7 % de plus qu'il y a un an.


Image d'illustration (Crédit : 	Christian Pinatel de Salvator/Wikimedia Commons)
Image d'illustration (Crédit : Christian Pinatel de Salvator/Wikimedia Commons)
Actuellement, il n’y a guère que l’eau en bouteille qui coûte moins cher que l’or noir. Le cours du pétrole n’a jamais été aussi bas depuis 2008, lors de la crise des subprimes. Jeudi 21 janvier au matin, le baril de Brent s’échangeait à 27,70 dollars, soit 25,43 euros, contre environ 110 dollars en 2014.

Conséquence, la facture énergétique des Français n’a pas connu de hausse sensible ces derniers mois. Pourtant, selon la 6e édition du baromètre annuel réalisé par OpinionWay pour Qualit’EnR, une association spécialisée dans le domaine des énergies renouvelables pour le résidentiel, 96 % d'entre eux déclarent vouloir encourager les énergies vertes. Ils sont 7 % de plus qu'il y a un an.
 
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Pour les encourager, un quart des Français (35 %) déclare vouloir acheter un équipement utilisant ces énergies. Ils sont déjà 37 % à en détenir et près d’un propriétaire sur deux (48 %) possède dans son logement au moins un équipement de ce type. À savoir une pompe à chaleur, des panneaux photovoltaïques ou un chauffe-eau solaire.

Le solaire, l'énergie renouvelable la plus appréciée

De toutes les énergies renouvelables, c'est justement celle du soleil que les Français préfèrent : ils sont 88 % à déclarer vouloir consommer directement l'électricité produite par leurs panneaux photovoltaïques. 77 % d'entre eux entendent le faire en vendant l'excédent d'électricité produite et 11 % en offrant ce surplus à "une cause d'intérêt général".

Au delà de leur propre consommation, 87 % se disent prêts à encourager le solaire thermique et 81 % les panneaux photovoltaïques. Suivent la pompe à chaleur (82 %), l'éolien (78 %) et le bois énergie (73 %). L'intérêt pour les filières traditionnelles comme le nucléaire (39 %, moins six points), le gaz de schiste (24 %, moins trois points), le fioul (20 %, moins cinq points) et le charbon (16 %, moins neuf points), lui, est en très nette perte de vitesse.

Séance pleinière de la COP21 pour l’adoption de l’accord de Paris (Crédit : COP21/FlickR)
Séance pleinière de la COP21 pour l’adoption de l’accord de Paris (Crédit : COP21/FlickR)

Une sensibilité accrue pour les enjeux environnementaux

Comment expliquer une telle baisse de l'intérêt pour les énergies fossiles, sans changement notoire des prix du pétrole, du gaz et du charbon, dont les cours chutaient déjà en 2015 ? Grâce à ce que les auteurs de l'étude ont appelé "l'effet COP21 ". 23 % des Français se déclarent en effet plus sensibles aux enjeux environnementaux depuis cet événement. Une sensibilité dont font surtout preuve les moins de 35 ans (32 %).
 
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À noter que, pour l'heure, les Français se chauffent toujours majoritairement au bois. Ils sont 17 % à détenir des inserts bois et 12 % des poêles à bois. Même si 8 % d'entre eux ont installé des chauffe-eaux solaires en 2015, les sondés sont encore freinés par la difficulté administrative d'obtenir des aides pour en installer (39 %) et le manque de connaissances sur les équipements à énergie verte (36 %).

Reste à voir si cette évolution des mentalités se limitera à l'après COP21, ou perdurera, marquant le signe d'une réelle prise de conscience.






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