Nantes : étudiants et entreprises réunis pour rendre la ville plus verte

Par Juliette Mauban - Nivol I Publié le 14 Janvier 2016

À l'appel de l'association Open Odyssey, 300 étudiants ont participé à la troisième édition du projet Transition positive autour des thèmes de l'alimentation et des déchets. L'objectif : rendre leur ville "comestible" et "zéro déchet".


Les étudiants engagés pour Transition Positive (Crédit : Open Odyssey)
Les étudiants engagés pour Transition Positive (Crédit : Open Odyssey)
Rendre la ville de Nantes plus éco-responsable. C'est l'ambition de 300 étudiants issus de cinq écoles nantaises de communication, de web design, de graphisme et d'ingénierie numérique. Mobilisés par l'association Open Odyssey , ils ont collaboré à huit projets d'entreprenariat social autour des thèmes de l'alimentation et des déchets.

L'opération a été lancée en septembre, dans le cadre de la troisième édition du projet Transition positive qui vise cette année à transformer Nantes en "ville comestible". En clair, l'espace urbain est mis au service de la production alimentaire et de la nature. En plus d'aider la ville à atteindre un objectif "zéro déchet". 

Pour y parvenir, les étudiants ont aidé des PME, des TPE et des entrepreneurs sociaux locaux à se rendre plus attrayants aux yeux du grand public. Réalisations graphiques, audiovisuelles, créations et alimentation de blogs... Pendant trois mois, ils ont intégralement revu les dispositifs de communication de ces acteurs économiques nantais. Pour expliquer cette démarche au grand public, les étudiants de l'école de communication de Sciences Com ont réalisé une vidéo autour de la notion de "transition positive".

La Nantes de demain vue par les étudiants (Crédit : Open Odyssey)
La Nantes de demain vue par les étudiants (Crédit : Open Odyssey)

Changer le comportement des consommateurs

L'opération a été l'occasion, pour les étudiants, de proposer "des pistes de réflexion qui, à n’en pas douter, contribueront, à terme, à impacter le comportement des consommateurs vis-à-vis de l’alimentation, thématique de cette édition", indique le site de l'association Open Odyssey. Son cofondateur, Samuel Tiercelin, abonde : 
 
"Nantes est une ville qui bouge, il y a un écosystème parfait. (...) [Il s'agit] de faire confiance aux étudiants, d'écouter la jeunesse. Et voir ce qu'ils proposent."

Par exemple, pour l'association ECOS , qui fournit des paniers de légumes bio et locaux aux familles modestes, les étudiants ont conçu de nouveaux flyers, ludiques et colorés. Ces derniers expliquent le fonctionnement et l'utilité de l'association. Et expliquent que pour en devenir bénéficiaire, il suffit de payer dix euros ou de consacrer trois heures de son temps au développement de l’association.

L'un des graphiques des étudiants pour l'édition 2014 (Crédit : DR)
L'un des graphiques des étudiants pour l'édition 2014 (Crédit : DR)

Permaculture, algoculture et agriculture urbaine

La permaculture et l'algoculture ont aussi été mises en valeur grâce au travail graphique des étudiants. Dans le cadre du projet Bio-T-Full , ils ont créé une plaquette, une BD et un blog. Des supports qui visent à encourager les professionnels nantais à s’inscrire dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), en mettant leurs terrains inexploités à disposition de l'agriculture urbaine. De tels supports on également été développés pour promouvoir les courses sans emballage ou la revalorisation des bio-déchets, grâce aux poubelles à compost.

À l'avenir, l’association Open Odyssey espère exporter le concept de Transition Positive vers d’autres collectivités territoriales, en France et à l’étranger. Une opération qu'en 2015, les étudiants ont pour la première fois pu présenter en-dehors de leur ville, lors de la COP21, à Paris.



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