Collaboratif

Peut-on sauver les abeilles grâce à l’open-source ?

Rédigé le 17 Décembre 2013 | Lu 8277 fois


Un site permet de monter sa propre ruche, puis de surveiller son évolution. Une réponse au déclin mondial des colonies d’abeilles, dont les causes et l’ampleur agitent la communauté scientifique.


Une ruche open-source. Capture d'écran
Une ruche open-source. Capture d'écran
« Cherche testeurs de ruches dans l’hémisphère sud », « les ruches urbaines », « le design de ruches »… Quelques-uns des sujets débattus sur le forum de opensourcebeehives.net. Si des internautes du monde entier collaborent sur ce site, ce n’est pas pour faire du miel maison. L’objectif principal est d’enrayer la mortalité des abeilles.
 
Tous les experts ne s’accordent pas sur l’origine du phénomène, mais le « syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles » est aujourd’hui reconnu. Quand on sait que 80% des plantes à fleurs sont pollinisés par cet insecte, on imagine l’impact que pourrait avoir sa disparition sur l’écosystème. D’où la volonté croissante, chez les citoyens et dans certaines municipalités, de juguler le phénomène en installant des ruches pour reconstituer les populations d’abeilles.

WikiRuche
 
Opensourcebeehives.net permet de fabriquer sa propre ruche grâce à deux modèles disponibles sur le site de design open-source Sketchfab. L’internaute peut télécharger librement le plan des pièces, puis les fabriquer et les emboiter. « La ruche peut être réalisée à partir d’une simple planche de contre-plaqué et s’assemble en quelques minutes, sans vis ni colle », déclare Copley Smith, qui diffuse la technologie.

[Vidéo] Présentation du projet

En partenariat avec le fab lab de Barcelone, le projet Opensourcebeehive permet aussi le suivi des ruches. Certain internautes imaginent des capteurs bon marché destinés à jauger l’état des colonies, comme sur hackerbee.com. Température, taille, humidité... L’idée est de récolter des données précises aux quatre coins de la planète afin d’évaluer en temps réel la santé des abeilles à travers le monde. Imaginé à Valldaura, le laboratoire de l’autosuffisance (voir We Demain n°5), le Smart Citizen Kit pourrait aussi être utilisé pour collecter des informations.

« Notre objectif est de monter un réseau maillé de colonies intelligentes, qui crée des données ouvertes, partagées pour étudier le syndrome d’effondrement et ses causes », explique Colpey Smith. Une ambition qui pourrait rejoindre celle de Honeybeenet, vaste programme de réseau de capteurs mis en place par la Nasa aux Etats-Unis pour étudier l’impact du changement climatique sur les populations d’abeilles. En janvier, une collecte sur Kickstarter devrait être lancée pour passer à la vitesse supérieure.


Côme Bastin
Journaliste chez We Demain En savoir plus sur cet auteur


À lire dans la même rubrique :
< >

Inscription à la newsletter

Entrez dans We Demain n° 7 !




@WeDemain Tweets
Thierry Taboy : Je fais rarement de la pub mais @WeDemain est l'un des meilleurs mags du moment. Bonne continuation. http://t.co/BMk0Fw8bIv
Jeudi 3 Juillet - 17:58
Patricia Coignard : #FF @WeDemain pour toutes ses sources d'#inspirations #durables !
Vendredi 27 Juin - 09:32
ChaireEEE : Working today with the Fabulous @WeDemain team about an incredible seminar for EVERY @ESCPeurope grande Ecole student http://t.co/9xvWv391Sx
Mardi 24 Juin - 11:26
Eric Morain ن : Lisez l'excellent numéro 7 de @WeDemain . Aperçus ici : http://t.co/A8iOjX2l0i
Mardi 24 Juin - 11:18