Pour 8 Franciliens sur 10, agir pour le climat "améliore la qualité de vie"

SONDAGE

I Publié le 22 Septembre 2015

Comment la population francilienne perçoit-elle les enjeux liés au changement climatique ? We Demain publie en exclusivité un sondage réalisé en partenariat avec la région Île-de-France, qui révèle une réelle prise de conscience. Les sondés désignent Nicolas Hulot comme la personnalité écologiste qui devrait jouer un rôle plus important face à ces enjeux.


Image d'illustration (crédit : Pixabay)
Image d'illustration (crédit : Pixabay)
Quand on vit dans une région qui concentre 30 % du PIB métropolitain, 20 % de la population nationale, et qui enregistre régulièrement des pics de pollution de l'air mettant en danger la santé, comment perçoit-on les enjeux liés au changement climatique ? Un sondage Viavoice (1) réalisé pour la Région Île-de-France et We Demain révèle que les Franciliens se soucient particulièrement de ces questions.

Mobilisation quotidienne

Plus des trois quart d’entre eux se déclarent "inquiets", 64 % affirment se sentir "impuissants" et 60 % se "mobilisent quotidiennement" pour cette cause, plus particulièrement les actifs de 35-49 ans. Une minorité des habitants de la région reste toutefois indifférente à ces problématiques (23 %) et considère toujours ces préoccupations exagérées (33%).

Des mesures nécessaires

Cette forte prise de conscience repose principalement sur l’impact perçu du climat et de ses dérèglements sur la vie quotidienne des Franciliens. Plus de trois quarts d’entre eux (82%) estiment que les mesures pour lutter contre le changement climatique sont une nécessité pour améliorer la qualité de vie, quand seulement 14 % d’entre eux considèrent ces leviers d’actions comme une atteinte à celle-ci.

Parmi les action prioritaires qu'ils seraient prêts à mettre en oeuvre pour participer à la lutte contre les dérèglements climatiques, les sondés citent d'abord le tri des déchets (46 %), l'approvisionnement en produits alimentaires locaux (38 %), la diminution de leur consommation d’énergie (37 %) et l'usage des transports en commun (36 %).

Les États en première ligne

Concernant les acteurs qui doivent s’impliquer dans la lutte contre le réchauffement climatique, près des trois quarts des Franciliens estiment que les institutions publiques devraient être le moteur principal (72 %) : ils placent les États (44 %) et les Nations Unies (19 %) en tête, puis dans une moindre mesure les collectivités locales (9 %). Le secteur privé est également désigné mais en second plan (entreprises, 16 %), de même que la société civile (9 %).

Les Franciliens ont beau attendre beaucoup de la puissance publique, ils ne se font que peu d'illusions sur l'issue de la Conférence climat qui se tiendra à Paris en décembre. Pour 60 % d'entre eux, la COP21 n'accouchera que "de mesures de principe qui ne permettront pas de lutter efficacement contre le changement climatique et dont l’application ne sera jamais vérifiée".

Un rôle plus actif pour Nicolas Hulot

Enfin, lorsqu'on leur demande de choisir, parmi huit personnalités investies dans l'environnement, celle qu'ils voudraient voir jouer un rôle plus actif, les sondés citent dans l'ordre : Nicolas Hulot (49 %), Yann Arthus-Bertrand (24 %), Marion Cotillard (13 %), Maud Fontenoy (10 %), Ellen MacArthur (7 %), Paul Watson (5 %) puis Mélanie Laurent (3 %).

Cliquez sur l'infographie ci-dessous pour retrouver la synthèse de ce sondage. Et retrouvez ici ses résultats complets.

(1) Sondage Viavoice pour le magazine Île-de-France. Interviews réalisées par téléphone du 28 juillet au 5 août 2015. Echantillon de 1009 personnes, représentatif de la population francilienne de 18 ans et plus. Représentativité assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d’agglomération et département de résidence.


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