Pour stimuler les bébés in utero, il créent... une enceinte vaginale

Par I Publié le 18 Janvier 2016

Baptisé Babypod, cet objet créé par une entreprise espagnole vise à stimuler l'intelligence des bébés. Au risque de nuire à leur santé ?


L'enceinte vaginale (Crédit : Babypod)
L'enceinte vaginale (Crédit : Babypod)

La musique adoucit les mœurs. En revanche, n'en déplaisent aux défenseurs d'une thèse controversée apparue il y a une vingtaine d'années, il n'est pas prouvé scientifiquement qu'elle augmente l'intelligence des bébés à l’état prénatal. Cela n'a pas empêché des entrepreneurs espagnols de se lancer dans l'exploitation de "l'effet Mozart". Ces derniers viennent de commercialiser une enceinte baptisée Babypod, que les femmes peuvent placer dans leur vagin afin de stimuler leur futur enfant à l'aide de musique. Son prix : 150 euros.

Selon la marque, "le vagin est un espace fermé qui empêche la dispersion des sons dans l’environnement. De plus, les couches de tissu mou qui séparent le bébé de la source du son sont moins nombreuses : seulement les parois vaginale et utérine. En plaçant un dispositif sonore intra-vaginal, on supprime la barrière constituée par la paroi abdominale et le bébé peut entendre les sons avec presque la même clarté et intensité sonore d’émission".
 

À LIRE AUSSI : Et si votre babysitter devenait une appli ?

Bruit de tondeuse à gazon

Pour développer ce produit, l'entreprise Babypod s'est alliée à l'institut Marquès, une clinique basée à Barcelone, spécialisée dans les questions de fertilité. Selon une étude publiée par cette dernière, les bébés réagissent aux stimulations musicales dès la seizième semaine "en bougeant la bouche et en tirant la langue".

Ce constat, la clinique l'a établi en plaçant d'abord des écouteurs sur le ventre de cent jeunes mamans. D'abord à un volume de 98,6 décibels, l'équivalent de celui d'une tondeuse à gazon. Les fœtus n'ont pas réagi à ce bruit. Mais ils l'ont fait durant la deuxième phase de l'expérience, lorsque les futures mamans se sont vues équipées d'un Babypod, qui n'émet que 54 décibels. Soit l'équivalent du volume d'une conversation à voix basse.

Cette étude, qui émane d'une structure manifestement proche de l'entreprise qui développe Baypod, est à prendre avec recul. D'abord parce qu'elle ne permet pas d'interpréter les signes émis par les bébés in utero. Ensuite parce que le monde médical reste mitigé quant aux effets de la musique à trop haut volume sur le fœtus. Certains scientifiques pointent notamment le risque d'un impact sur son audition future.




Abonnez-vous à notre newsletter et, en cadeau de bienvenue, accédez à notre Ebook WE DEMAIN


DÉCOUVREZ WE LIFE PAPIER by WE DEMAIN LA REVUE




WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE