Rencontre avec les inventeurs d'un nouveau modèle alimentaire

I Publié le 18 Mars 2013

Manger sain, solidaire, tout en gaspillant moins : une utopie ? Vendredi dernier, des porteurs de projets innovants sont venus démontrer l'inverse à des étudiants réunis sur les bancs de la Sorbonne, à l'invitation de l’association étudiante, Sorbonne Social Innovation Club.


Rencontre avec les inventeurs d'un nouveau modèle alimentaire
« L’innovation sociale à croquer ! ». C'est le thème qu'a choisi le SSIC pour la première conférence du cycle "Quotidiens Alternatifs" 2013. Derrière les pupitres de l'ampi Turgot, les étudiants sont venus par dizaine écouter s'exprimer les créateurs du Moulin à café, de Super Marmite, des Mauvaises Herbes et de Disco Soupe... Plus adeptes de la tchatche que du style académique, ces « conférenciers » en majorité trentenaires ont chacun exposé leur solution innovante pour « manger mieux ».
 
Les patronnes du Moulin à café ont ainsi expliqué comment fonctionnait ce café associatif du 14ème arrondissement de Paris, créé il y a 7 ans par un groupe d’habitants de ce quartier alors en pleine rénovation. Dans ce lieu, on mange sain pour une toute petite poignée d’euros, on danse, on coud, on cause. Un espace de rencontre qui offre de multiples activités gratuites à une communauté grandissante.
 
Olivier Desmoulins raconte quant à lui une histoire des plus singulières, qui commence pourtant sur une note banale. Il était designer, travaillait beaucoup, rentrait tard le soir, seul, sa petite-amie s'étant expatriée à New York. Il écumait alors les fast-foods et les kebabs du quartier des Halles pendant que d’autres préparaient de bons repas et dînaient, « sans lui », pensait-il. Lassé de cette malbouffe quotidienne, il eut l’idée de fonder, avec un ami, le premier réseau social de proximité permettant de partager de petits plats faits maison : Super Marmite. Aujourd’hui, chaque jour, 15 000 membres concoctent et proposent à la vente des plats dont ils ont le secret.
 
Les Mauvaises Herbes
ont ensuite raconté la genèse de leur association (et bientôt coopérative) dédiée à l’installation de potagers biologiques urbains, productifs et participatifs. Fan de cuisine, ses deux créatrices se sont intéressées à l’impact social du jardinage en ville. Elles ont alors développé, au sein de l’incubateur Antropia, des zones de maraîchage au sol et sur les toits de plus de 500 m2 où de la nourriture agro-écologique est produite. Elles organisent également des ateliers autour des questions environnementales.
 
Enfin l’équipe de Disco Soupe , aventure déjà bien connue grâce à la presse et aux plateaux télé, est venue expliquer comment palier le gâchis alimentaire grâce à la convivialité. Inspirés par un événement observé à Berlin, ces jeunes ont importé en France une idée qui, depuis, a pris comme une traînée de poudre dans 18 villes : confectionner des soupes, des salades, des smoothies à partir des rebus et invendus pour les redistribuer gratuitement ou à prix libre sur fond de disco ou autres ambiances festives. Parce que les 9 milliards que nous sommes sur la planète pourraient manger bio, parce qu'un tiers voire la moitié de la nourriture produite sur terre part à la poubelle, parce que la grande distribution et nos comportements sont en cause, les Disco Soupe n’en a pas fini de fêter les fruits et légumes.
 
C’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait à l’issue de la conférence, en proposant en public soupes et jus issus de fruits et légumes promis à la poubelle !

À noter que la prochaine conférence du SSIC se donnera sur le thème des transports le 4 avril, plus de détails prochainement sur notre site et nos réseaux.

Rencontre avec les inventeurs d'un nouveau modèle alimentaire


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