Rex, un Anglais bionique

I Publié le 8 Février 2013

Un homme bionique entièrement conçu de membres robotisés est entré au Musée des Sciences de Londres hier. Il a fait, le même jour, l’objet d’un documentaire diffusé en Angleterre. Son « corps » artificiel est la démonstration d’avancées précieuses pour la médecine.


« How to build a bionic man » (Comment fabriquer un homme bionique). C’est le titre du documentaire diffusé hier sur la chaîne britannique Channel 4. Et quoi de plus concret que d’y présenter un homme bionique, un vrai. Non pas en chair et en os, cela va de soi, mais composé d'organes de synthèse et de prothèses robotisées. Cet « engin » répond au nom de Rex - pour « robotic exoskeleton » - mesure deux mètres, un implant auditif le rend capable d’entendre et, mieux, de répondre en générant des paroles. S’il affiche une figure humaine, le robot est dépourvu de tissu humain laissant à vue des entrailles high-tech ou autant de membres robotisés, un pancréas, un rein, une trachée, une rate artificiels ainsi qu’un système autonome de circulation sanguine. Bertolt Meyer, socio-psychologue suisse et présentateur du programme, a prêté les traits de son visage à Rex. Il accompagnait l’alias humanoïde le 7 février au Musée des Sciences de Londres où ce dernier a élu domicile jusqu’au 11 mars prochain.
 
La fabrication de Rex, l’homme bionique qui valait un million de dollars, contribue à l’expérimentation de nouveaux types de membres artificiels censés permettre au porteur de les contrôler par la pensée. Dans le cadre de l’émission, Bertolt Meyer a fait le tour des États-Unis où l’armée a dépensé 100 millions de dollars dans la recherche sur les membres bioniques. Le site Gentside rappelle que les prothèses de membres se perfectionnent de jour en jour. En cela, l'homme bionique illustre les avancées atteintes en matière de technologie. Des avancées porteuses d'espoir pour la médecine ! Si la réplication du plus complexe des organes, le cerveau humain, n’est pas encore à l’ordre du jour, Rich Walker, le directeur de l'équipe de robotique Shadow qui à élaboré Rex, confiait au quotidien britannique The Independent : « Ceci est une vitrine pour des parties prosthétiques (relatif à la prothèse) et montre exactement où nous en sommes dans la capacité de remplacer les membres d'un homme. »
 
Bertolt Meyer est lui-même un homme augmenté. Privé d’une main à la naissance, il possède une prothèse articulée, une main bionique. « Il est fort peu probable qu’au cours de notre vie ou de celles de nos petits-enfants, nous voyons un corps humain entièrement articulé et doté d’intelligence artificielle. » Les progrès sont probants, certes, mais il n’apparaît pas évident que l’homme se robotise demain aux dires du socio-psychologue. Pourtant convaincu par les promesses de ces évolutions, il en relève les limites et les questions éthiques, « Devrait-on me permettre de couper mon autre main et de la remplacer par quelque chose qui me donne un avantage déloyal sur les ceux qui ne peuvent pas se le permettre ? Je ne dis pas que arrivera mais ce sont des points à soulever avant que cette technologie ne devienne disponible. »
 


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