Terra Eco, Clés : Leur disparition nous touche et oblige We Demain à innover encore

Par François Siegel I Publié le 23 Mars 2016

Cofondateurs de la revue "We Demain", François et Jean-Dominique Siegel expriment leur soutien aux équipes de ces deux magazines et répondent aux interrogations de certains de nos lecteurs sur la santé de notre titre.


Image d'illustration ( Crédit : Andrys/Pixabay)
Image d'illustration ( Crédit : Andrys/Pixabay)
Tristes nouvelles. Deux magazines, deux très bons magazines, vont cesser leur publication. Clés et Terra Eco. Pour chacun d’eux, la qualité éditoriale n’est pas en cause, ni leur immersion dans une époque qu’ils avaient bien comprise. Hélas, la réalité démontre que de bonnes idées et de bons journalistes ne suffisent plus dans une période qui revisite ses modèles pour tenter d’en inventer d’autres.
 
Manque de lecteurs, manque d’acheteurs et manque de ressources, principalement publicitaires. Difficile de faire vivre cette industrie lourde, la presse, qui requiert une chaîne de compétences impressionnantes pour faire parvenir un titre entre vos mains. Même quand les dons des lecteurs viennent combler une partie du manque à gagner, dans le cas de Terra Eco.
 
Ce qui arrive à ces confrères nous inquiète. Il vous inquiète aussi. Face à l'arrêt de leurs publications respectives, sur les réseaux sociaux, la question est revenue à plusieurs reprises. Et vous We Demain comment ça va ? Vous allez continuer ? Vous êtes rentables ?

"Continuer à faire vivre son amour de l'écrit"

La rentabilité d’un périodique comme We Demain, qui ne paraît que quatre fois par an, doublé d’un site aux revenus très modestes, ne peut se faire uniquement sur les recettes des ventes et de la publicité. De la publicité, chez nous, il n’y en a pas, ou si peu. Ce qui réjouit bon nombre de lecteurs ne fait pas pour autant les affaires de l’éditeur.

Alors nous nous sommes lancés dans un exercice d’un genre nouveau, qui consiste, à partir de l’image de l’expertise et de la confiance créée par notre marque, à nous lancer dans des programmes d’édition de numéros spéciaux, de newsletters mais aussi de rencontres favorisant la communication multiforme entre "acteurs du nouveau monde".

Un autre titre a tenté et réussi un pari comparable - sa longévité l’atteste - c’est Polka, d’Alain Génestar, ancien directeur de Paris Match. Il a fait de son magazine de photos une galerie, qui vend les clichés exposés dans ses pages. Une autre façon de continuer à faire vivre son amour de l’écrit.

Explorer de nouvelles pistes

Cette mutation de la société, à travers un rôle d’observateur et de passeur, nous la partageons avec les entreprises et institutions avec lesquelles nous avons construit des partenariats. Nous en avons signé plus de vingt en 2015. Des acteurs comme Generali, Eco-Emballages, l’Ademe ou Clarins nous soutiennent. Des acteurs éco-compatibles avec nos valeurs.

Nous comptons bien explorer de nouvelles pistes. Avant la fin du semestre 2016, nous allons coéditer notre premier MOOC (cours en ligne) sur la transition énergétique. Chers lecteurs de We Demain, vous allez en plus pouvoir apprendre à économiser de l’énergie ! Et à présent, nous réfléchissons à la création d’un lieu We Demain, où tous ceux qui créent et inventent ce nouveau monde viendront le raconter aux lecteurs, entreprises, institutions.
 
Merci de nous avoir exprimé vos inquiétudes. Elles sont toujours fondées quand de telles disparitions surviennent.

François et Jean-Dominique Siegel, cofondateurs de We Demain


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