TransPorteur : l'écologie s'invite sur un char de la Technoparade

Par I Publié le 16 Septembre 2015

Samedi 19 septembre, ce camion transportera sept Djs, en partie grâce à du biométhane et à des panneaux solaires. Une façon de sensibiliser les participants aux enjeux de la COP21.


(Crédit : TransPorteur)
(Crédit : TransPorteur)
L’année dernière, elle avait rassemblé 350 000 personnes venues danser autour de dix chars dans les rues de Paris. De retour le samedi 19 septembre, la Technoparade compte un nouveau participant – le TransPorteur. Ce qu’il transportera ? Du biogaz, des panneaux solaires, des tissus recyclés, et, sur son toit, sept DJs (P.Moore, Oniris, MadBen, Lecomte de Brégeot, Behzad, Amarou et Logickcarma, pour les initiés).
 
C’est l’entrepreneur Raphaël Rosch-Joubert qui pilote le projet. Il y a un an, ce Parisien "féru de musiques électroniques et d’écologie" a créé sa start-up, la plateforme 22e siècle. Après avoir organisé et participé à plusieurs événements dans la capitale - dont les nuits sonores -, il s’est interrogé : comment organiser un événement sans pétrole, tout en étant mobile ?

C’est donc sur un semi-remorque long de 16 mètres et lourd de 38 tonnes, qu’il compte expérimenter "tout un arsenal de technologies pour sensibiliser aux énergies renouvelables, à l’approche de la COP21 ". Concrètement, le transPorteur est délivré par le constructeur suédois Scania, dont les véhicules sont alimentés grâce au biogaz.

 
"En clair, cela veut dire que nous roulerons grâce aux déchets, qu’il s’agissent de ceux des poubelles des gens, des extrêmement de cochons dans les fermes, des déchets agricoles ou industriels riches en matières organiques, comme les graisses – ces déchets, une fois épurés, sont transformés en biométhane et inscrivent notre réalisation dans une démarche éco-circulaire", explique l’entrepreneur.

(Crédit : TransPorteur)
(Crédit : TransPorteur)
Pour compléter ce dispositif, plusieurs panneaux solaires installés sur les parois du camion seront reliés à deux batteries hybrides et chargés d’alimenter en énergie "l’énorme soundsystem" du toit. "Si nous utilisions uniquement les panneaux solaires, nous disposerions uniquement de 2 heures d’autonomie au lieu de 7", précise Raphaël Rosch-Joubert. Et de poursuivre :
 
"On ne peut malheureusement pas alimenter tout le convoi en énergie renouvelable : dans les grandes allées parisiennes où passe la technoparade, il faudrait pour cela disposer des panneaux solaires un peu partout sur les toits – sans compter qu’il faut que la météo soit de la partie."
 
L’idée est donc, pour le moment, principalement, de "montrer qu’on peut combiner fête et écologie" : "En tant qu'artistes face au changement climatique, il faut s'interroger et trouver des solutions pour continuer à faire de la musique, mais avec des énergies renouvelables", insiste l’entrepreneur.
 
Et pour rendre le tout "décoratif et naturel", le transPorteur sera orné d’orge sur ses rambardes : "Car cultiver des plantes et revégétaliser nos toits et nos villes, c’est aussi une façon de lutter contre l’excès de carbone et dessiner des alternatives pour demain", selon le parisien.

Une conviction que ce musicien partage avec ses nombreux partenaires (Avaaz, Enercoop, Sous les fraises, U-clite, Club Maté, l
'Association Française de Culture Hors-sol, Sillia VL pour les panneaux solaires…) et les artistes présents, et qui sera relayée par la Radio Marais tout au long du défilé de sept heures à travers la capitale.

La prochaine étape ? Continuer à multiplier les actions avant décembre, dont la marche pour le climat, les 28 et 29 novembre prochains.



Lara Charmeil
@LaraCharmeil


 


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