Un Français patron de l’intelligence artificielle chez Facebook

Par Christelle Gérand I Publié le 27 Avril 2015

[À lire dans la revue] Sans conteste l'un des plus grands spécialistes mondiaux dans ce domaine, l'informaticien Yann LeCun a été enrôlé par le géant des réseaux sociaux pour appliquer à l'ordinateur le fonctionnement d'un cerveau humain. Il nous a ouvert les portes de son laboratoire new-yorkais.


Après avoir présenté une pièce d’identité, au rez-de-chaussée, et signé un accord de confidentialité au 8e étage du 770 Broadway, à Greenwich Village, je me retrouve nez à nez avec Mark Zuckerberg sur écran géant. Le fondateur du réseau social aux 1,3 milliard d’utilisateurs me parle des dernières avancées de l’intelligence artificielle, son nouveau défi.

Une course dans laquelle sont aussi lancés Google, Amazon ou Apple. Au siège new-yorkais de Facebook, 35 chercheurs œuvrent, depuis octobre 2013, à rendre les machines réellement intelligentes. C’est avec le chef de cette cellule stratégique que j’ai rendez- vous. Il s’appelle Yann LeCun et il est français. La dernière ascension fulgurante d’un frenchie au sommet du secteur high- tech? Pas exactement. Avant même que son actuel patron ne vienne au monde, il baignait déjà dans les octets et les pixels.

SPÉCIALISTE MONDIAL DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

À 54 ans, Yann LeCun est l’un des plus grands spécialistes mondiaux de l’intelligence artificielle. Diplômé de l’École supérieure d’ingénieurs en électronique et électrotechnique de Paris (ESIEE) en 1983, de l’université Pierre-et-Marie-Curie l’année suivante, il atterrit en 1987 en Amérique du Nord, aux côtés d’une sommité mondiale de l’informatique, Geoffrey Hinton, avec lequel il tient à faire son postdoctorat.
« J’ai ensuite été recruté par Bell Labs, un labo très en vue à l’époque. Je pensais y rester un an ou deux puis rentrer en France. Ça s’est transformé en vingt-sept ans... »
Aux laboratoires Bell, c’est grâce à l’apprentissage profond – une technique informatique qui fait appel à des réseaux neuronaux artificiels [voir encadré page 35] – qu’il crée à la fin des années 1980 un système de reconnaissance des formes, toujours utilisé dans les guichets automatiques des banques pour la lecture de chèques... Retrouvez la suite de l'article dans We Demain n°9

Christelle Gérand



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