Une centaine de voitures autonomes bientôt sur les routes anglaises

Par I Publié le 10 Février 2016

Plus de 60 kilomètres de routes ouvertes au public seront dédiés à l'expérimentation en conditions réelles de véhicules sans chauffeur sur les routes entre Coventry et Solihull. Une expérimentation sur trois ans, soutenue par le gouvernement britannique à hauteur de 20 millions de livres.


Image d'illustration (Crédit : Stocksnap/Pixabay)
Image d'illustration (Crédit : Stocksnap/Pixabay)
Imaginez un peloton de voitures sans pilote, circulant en rang serré sur la route. Entre Coventry et Solihull, près de Birmingham en Angleterre, cette scène sera bientôt réelle. Le gouvernement de David Cameron a annoncé, début février, que 40 miles de routes, soit environ 66 kilomètres, seront dédiés à l’expérimentation de nouveaux systèmes technologiques visant à améliorer les conditions de circulation des véhicules autonomes.
 
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Ce projet, baptisé Transport intelligent connecté à l’environnement (UK Connected Intelligent Transport Environment ), doit servir pendant trois ans à déterminer la façon dont les voitures sans chauffeur interagissent, mais aussi la façon dont elles peuvent s'insérer dans une infrastructure plus globale, sur la voie publique.

La flotte de voitures autonomes circulera en conditions réelles entre Solihull et Coventry (Crédit : Google maps)
La flotte de voitures autonomes circulera en conditions réelles entre Solihull et Coventry (Crédit : Google maps)

Une flotte de cent voitures autonomes

Pour y parvenir, le gouvernement prévoit d’installer en bordure de route des technologies de communication permettant le partage d’informations en temps réel entre une flotte de cent voitures autonomes, les autorités routières et les panneaux de circulation (feux et portiques inclus). L'objectif : analyser et orienter le fonctionnement de ce groupe de véhicules, qui comptera notamment cinq prototypes de Jaguar Land Rover sans chauffeurs.

"Ce laboratoire de simulations dans des conditions réelles permettra à nos partenaires et à notre équipe de recherche de tester ces nouvelles technologies connectées et autonomes sur cinq types de routes et de carrefours", précise Wolfgang Epple, le directeur de Jaguar Land Rover, tout en précisant que "la recherche sur des routes publiques existe déjà ailleurs en Europe" et que "ce genre d’infrastructures novatrices est essentiel pour affronter la concurrence mondiale".

Contrôler le trafic automobile

"Nos voitures du futur vont être équipées de technologies qui permettront de relier un point A à un point B de façon plus sûre, plus rapide et plus verte", a renchéri Sajid Javid, le secrétaire d’État à l’entreprise.

"L’idée est de pouvoir alerter les conducteurs en cas d’accident, de leur donner des informations sur leur environnement et ses risques, et d’accroître ainsi la sécurité non seulement des conducteurs, mais aussi des passagers et des piétons", a-t-il aussi précisé en marge d’une visite d’un autre site de test, à Nuneaton, à l’est de Birmingham.
 
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Mais la prévention n’est pas l’unique intérêt du gouvernement dans ce projet. En récupérant les données de tous les véhicules connectés, ce dernier pourra également aider les responsables du trafic à contrôler et à gérer le trafic automobile. Le tout, afin de pouvoir fournir au conducteur ou à la voiture autonome des informations susceptibles d'optimiser son trajet.

La voiture autonome de Google (Crédit : smoothgroover22/FlickR)
La voiture autonome de Google (Crédit : smoothgroover22/FlickR)

20 millions de livres

À terme, la Grande-Bretagne et les entreprises partenaires de ce projet espèrent que les voitures connectées "travailleront ensemble à des changements de voie et des sorties d’autoroutes plus fluides". Des innovations qui permettraient d’éviter la formation de bouchons, mais aussi le financement des panneaux à message variable, dont chaque installation coûte un million de livres sterling.

Le projet UK Connected Intelligent Transport Environment fait partie d'un ensemble de huit initiatives soutenues par le gouvernement britannique pour permettre l’évolution rapide d’une technologie autonome expérimentée actuellement par la plupart des multinationales, Google en tête. Pour le mener à bien, l’Angleterre compte lui allouer 20 millions de livres (environ 25 millions d’euros) issus d’un fonds de 100 millions de livres (128 millions d’euros) dédié à la mobilité.

Depuis début 2016, d’autres pays ont lancé des projets comparables. C’est notamment le cas des Pays-Bas, qui a annoncé fin janvier autoriser des essais à grande échelle de voitures et de camions autonomes sur les routes publiques. 


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