Voiture électrique : + 20 % d'immatriculations en 2014

Par I Publié le 7 Janvier 2015

La hausse des ventes devrait se poursuivre en 2015 sous l'effet des incitations gouvernementales et des offres des constructeurs, même si le marché reste encore une niche en France.


Voitures électriques Smart ED and Twizy © Raphael Desrosiers
Voitures électriques Smart ED and Twizy © Raphael Desrosiers
5 970 Renault Zoé, 1 604 Nissan Leaf, 1170 Bluecar (Bolloré), 328 Tesla Model S… Au total, 10 560 véhicules personnels électriques ont été immatriculés en 2014 en France. C’est 20 % de plus qu’en 2013. Un marché qui, toutefois, reste encore confidentiel au regard des 1,79 millions de voitures neuves immatriculées en 2014.
 
« C’est vrai que les volumes sont encore assez marginaux par rapport à l’ensemble du marché, mais pour un marché aussi jeune, c’est très positif », assure Marie Castelli, secrétaire générale de l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique.

« Objectif 10 000 Zoé »

Il faut dire que les conditions à l’achat de véhicule électrique sont assez favorables : « superbonus » gouvernemental de 10 000 euros contre la mise au rebut d’un vieux diesel, ambitieux programme d’installation de bornes de recharges (près de 10 000 sont désormais disponibles). Les constructeurs proposent également des facilités à l'acquisition ou la location. Nissan propose ainsi une offre de location longue durée à partir de 169 euros par mois.
 
Les ventes, qui se sont accélérées durant la fin de l’année, devraient poursuivre sur cette lancée en 2015. « On semble avoir atteint la vitesse de croisière. Pour 2015, l’objectif est de vendre 10 000 Zoé », déclare Philippe Buros, directeur commercial France de Renault. Nissan, de son côté table sur la vente de 2 000 à 2 500 exemplaire de son modèle Leaf.

Blocages

Parmi les freins à l’achat invoqués par les consommateurs : l’autonomie des véhicules électriques. Un blocage essentiellement psychologique selon Marie Castelli. « Les Français font en moyenne 31 km par jour. Avec une autonomie de 150 km, c’est largement suffisant. »
 
La baisse des cours du pétrole pourrait par ailleurs enrayer le mouvement, même si le choix de rouler à l’électrique va au delà du simple souhait d'économiser de l’énergie. « On n’a pas vu un client qui reconsidérait son achat électrique parce que le prix du gazole baissait », affirme Bernard Loire, président Nissan Europe de l’Ouest.



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