Tech-Sciences

3 applis qui utilisent la blockchain pour lutter contre le Covid-19

Par I Publié le 24 Avril 2020

Pour traquer l'expansion du virus, certifier les traitements ou lutter contre les fake news médicales… plusieurs applications utilisent la blockchain en ces temps de pandémie. Voici trois exemples à travers le monde.


La blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations infalsifiables,  est mobilisée pour lutter contre la pandémie de covid-19. (Crédit : Shutterstock)
La blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations infalsifiables, est mobilisée pour lutter contre la pandémie de covid-19. (Crédit : Shutterstock)
Face au coronavirus, des développeurs et informaticiens se mobilisent. Nous vous parlions déjà dans cet article du projet Folding@home  : depuis plusieurs semaines, des propriétaires d'ordinateurs assez puissants, et notamment les mineurs de crypto-monnaie, mettent à disposition des chercheurs leur force de calcul pour trouver un traitement contre le coronavirus. 

D'autres se tournent vers la blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations infalsifiables, pour répondre à différents problèmes causés par la pandémie. 
   
Voici trois initiatives en France, en Italie, et en Côte d'Ivoire.

1. Modéliser le virus

Le collectif de développeurs bénévoles Block Covid  a lancé une application web afin de créer une grande base de données sécurisée relative aux tests de dépistage du Covid-19, qui pourraient se développer en France dans les semaines à venir.

Baptisée Dépistage, la plateforme est principalement destinée aux hôpitaux ou aux EHPAD. Elle a pour but d’identifier, sur la base du volontariat, les personnes contaminées, à risque et non immunisées, qui devraient rester confinées. Seules les personnes immunisées pourraient, elles, se déplacer librement "sous réserve d’un avis médical et éthique" plaide le consortium Block Covid, né au début du confinement. 
 
Les créateurs assurent aussi que leur système est conforme aux exigences de respect de la vie privée de la CNIL et du RGPD, et que les données ne seront accessibles qu’"aux autorités et entités compétentes".  Car, rappellent les fondateurs, la blockchain offre "un niveau de sécurité extrêmement élevé", qui permet "d’intégrer des données dans un système informatique sans qu’elles puissent être modifiées par la suite".

Pour le moment, l'application fonctionne en "mode restreint", mais les membres du consortium affirment que "sa mise à l’échelle pour un déploiement à grande envergure a été anticipée".
 

2. Lutter contre les fake news

En Italie, l’ANSA, la principale agence de presse du pays, a collaboré avec une société de blockchain (EY Advisory SpA (EY)) pour développer une application contre les fake news, qui se multiplient depuis le début de la pandémie. 
  
"Ces derniers jours, nous avons été témoins de l'utilisation fréquente et frauduleuse de notre marque pour diffuser de fausses informations", a expliqué Stefano de Alessandri, directeur général de l'ANSA
  
D'où cette idée : dès que l'agence est citée, l’appli vérifie que l'information a bien été produite par ses journalistes. Si c'est le cas, un autocollant numérique avec l’inscription "ANSAcheck" s’affiche. L’app vérifie plus de 1 000 news chaque jour.  
 
Si l'appli n'empêche donc pas vraiment la publication de fake news, elle identifie au moins les "vraies" infos. 

3. La traçabilité des traitements

Selon l’OMS, le marché des faux médicaments génère entre 120 et 160 milliards d’euros chaque année. "La proportion de faux produits pharmaceutiques peut atteindre 70 % dans certains pays, dans des régions en développement comme l'Afrique", rapporte la BBC Afrique
 
Pour assurer une traçabilité des médicaments, de leur production à l’achat, voire jusqu'au recyclage, des applis utilisent là encore la blockchain. La technologie pourrait même aider à certifier des ordonnances médicales.
 
En Côté d’Ivoire, l’application française Meditect y travaille déjà, rapporte le journal Le Monde . Elle entend lutter contre les faux médicaments anti-coronavirus qui "inondent" déjà les marchés, selon l’agence européenne de police Europol, citée par Franceinfo .
   










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