Santé

3 astuces pour augmenter votre quotient intellectuel

Par Claire Commissaire I Publié le 10 Juillet 2018

Le quotient intellectuel régresse dans les pays développés : une étude norvégienne, parue le 11 juin, a relancé le débat. Pour ne pas vous laisser désœuvrés, petit tour des solutions plus ou moins sérieuses pour augmenter votre QI.


(Crédits : Duncan Hull / Flickr)
(Crédits : Duncan Hull / Flickr)
Il paraît que nous sommes de plus en plus bêtes. C'est une étude norvégienne, parue le 11 juin dans la revue PNAS, qui le dit : en comparant les tests de QI de norvégiens nés de 1962 à 1991, des chercheurs ont observé une baisse de 0,33 point par an à partir de la génération née en 1975.

Depuis quelques années, des constats similaires sont dressés un peu partout dans le monde : et la diminution de ce petit nombre, censé graviter autour de 100 et situer notre intelligence par rapport à nos contemporains, ne cesse d'alimenter les controverses.

S'agit-il de causes génétiques, ou environnementales, comme le pensent les chercheurs norvégiens ? Est-ce l'exposition aux perturbateurs endocriniens ? Peut-être. Une défaillance du système d'éducation ? Le recul de la lecture au profit des écrans ? Cyril Hanouna ?

On a bien notre petite idée, mais en attendant, on vous offre ce petit précis de techniques pour ne pas être condamnés à cette inéluctable descente aux enfers intellectuelle vers laquelle s'engouffre l'humanité. 

Astuce 1 : soyez un enfant curieux… mais sortez aussi avec vos potes

En 2011, une étude publiée dans la revue scientifique Nature a fait son petit effet dans la communauté des chercheurs en neurosciences : notre quotient intellectuel est instable au moins jusqu’à 20 ans.

"Dans l’enfance comme à l’adolescence, les apprentissages scolaires sont cruciaux", explique Patrick Lemaire, enseignant-chercheur spécialiste du vieillissement cognitif à l'université de Provence, "surtout ceux qui vont solliciter les mécanismes cognitifs dits de ‘haut niveau’ : le raisonnement inductif, le raisonnement déductif, ou encore la mémorisation d’informations, cruciale à l’adolescence pour développer son QI".

Enfants flippants mais studieux (Crédits : Pixabay)
Enfants flippants mais studieux (Crédits : Pixabay)
Soit. Mais comment stimuler ces différentes capacités ? Rien ne sert d'encourager son enfant à devenir un crack en maths, si c’est au détriment d’autres matières. L'idéal, selon Patrick Lemaire :
 
"Travailler sur une diversité importante de matières, car elles vont toutes activer des capacités différentes. L’histoire forge autant l’induction que la physique ou la chimie par exemple, mais pas exactement de la même manière" .

L’important reste de se challenger intellectuellement, en s'adonnant à des activités ni trop simples, ni trop compliquées. Pour autant, ne pas négliger de prendre soin de ses relations avec ses proches : le réseau social est en effet "un grand stimulateur cognitif, surtout s'il est de qualité", selon Patrick Lemaire.

Astuce 2 : faire beaucoup de tests de QI

Lors d'une évaluation de QI, outre des bilans psychologiques, le patient est invité à passer une batterie de tests : exercices de mémoire ou de vocabulaire, puzzles, récitation de chiffres à l’envers, culture générale…

Comprendre, des exercices dont on peut maîtriser la logique, moyennant un peu d'entraînement. Comme l'explique Fabien Mathy, enseignant-chercheur (Nice- Sophia Antipolis et CNRS) :
 
"Comme toutes les choses entrainables, la mesure du QI peut être augmentée artificiellement, mais devant une nouvelle tâche cette fois-ci inconnue, le QI reviendrait à son estimation normale."

Une "astuce" qui se révèle toutefois aussi peu éthique qu'utile, prévient le chercheur : "aucune raison n’est valable pour fausser une évaluation faite par un psychologue", explique-t-il. Ainsi, si vous voulez vraiment faire croire au monde entier que c'est vous qui avez le plus gros Q.I., faites preuve d'intelligence : contentez-vous de dire que vous avez un Q.I. de 130, au lieu de faire perdre son temps à un psychologue.  

Et si les champions du monde de la mémoire nous impressionnent par leur éléphantesque talent, cela est davantage dû à un travail acharné qu’à des capacités intellectuelles surhumaines : "Ils ne modifient pas leur capacité (le cerveau n’est pas un muscle), et devant une tâche complètement nouvelle, ils sont pris au dépourvu".

En clair : peut-être aurez-vous temporairement de meilleurs résultats aux tests, mais vous n'en serez pas pour autant plus intelligent.  

Astuce 3 : compter sur le futur (donc sur Elon Musk ou la Chine)

Lorsqu'on mesure le QI, on mesure surtout ce que l’on appelle l’intelligence rationnelle. Or, "c’est l’intelligence que l’on déploie dans nos machines" , explique Edouard Kleinpeter, ingénieur et philosophe, auteur de l'Humain Augmenté
 
"Les machines sont déjà un peu des extensions de nous-mêmes : mais cela passe par des interfaces, comme des claviers ou des écrans.  Si un jour, comme l’espèrent certains, on interface notre cerveau avec l'intelligence artificielle, alors le QI augmentera : car il n'y a pas de doute sur le fait qu'on puisse augmenter le QI des ordinateurs."

Elon Musk arbitrant entre implants ou électrodes pour son cordon neuronal (Crédits : Wikimedia Commons)
Elon Musk arbitrant entre implants ou électrodes pour son cordon neuronal (Crédits : Wikimedia Commons)
De la pure science-fiction ? C'est sans compter sur l’inénarrable Elon Musk, à qui on doit déjà les entreprises Tesla et SpaceX. Fin mars 2017, il annonçait à la planète son ambition de relier nos cerveaux à des machines via un "cordon neuronal".

Baptisé Neuralink, le projet  aurait pour but de nous rendre plus performants et d’aider les personnes affectées par des défaillances cognitives à la suite d’accidents. Le projet reste assez flou et l’entrepreneur américain communique peu sur le sujet, mais, selon une enquête de Gizmodo, Neuralink aurait effectué des premiers tests sur des animaux.

À moins que vous ne préfériez compter sur la génétique et ses secrets - ou ses excès ? - comme en Chine, où l'on tente de trouver un gène responsable de la douance, pour à terme sélectionner les embryons les plus "intelligents"... Finalement on est pas bien, là, avec nos p'tits QI ?

 








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