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64 % des Européens sont pour le revenu universel, révèle une enquête inédite

Par I Publié le 25 Mai 2016

Alors que seule une minorité des Suisses, qui vont se prononcer sur la question, sont pour l'introduction d'un tel revenu, plus de la moitié de la population européenne le perçoit comme une source "d'espoir".


Image d'illustration (Crédit : bykst/Pixabay)
Image d'illustration (Crédit : bykst/Pixabay)
Soixante-quatre pourcent des Européens sont pour la mise en place d’un revenu universel. C’est ce que révèle une étude inédite menée auprès des citoyens des 28 pays membres de l’Union européenne par le think tank international Neopolis Network, basé en Suisse, et l’institut d’études de marché berlinois Dalia Research.
 
Les résultats de cette enquête, que le quotidien allemand en ligne Spiegel Online a pu se procurer en exclusivité, sont publiés à moins de deux semaines du référendum suisse portant sur l’instauration d’un revenu de base de 2 300 euros mensuels par adulte, et de 550 euros mensuels par enfant. Un dispositif qui, pour l’heure, ne rencontre l’assentiment que de 24 % de la population helvète.

Il s'agit du premier sondage transfrontalier sur le sujet, mené dans 21 langues auprès de 10 000 personnes d’âges, de sexe et de classes sociales différents, insistent ses auteurs : "Un travail pionnier de recherche, avec un résultat représentatif de toute l’Europe".


La première raison de cette approbation massive est, selon les deux instituts, l’espoir suscité par l'idée d'un revenu de base : avec cette rentrée d’argent régulière, les citoyens espèrent ressentir moins d’angoisses pécuniaires. Certains sondés évoquent ensuite l'égalité des chances et l'indépendance financière.
 
A contrario, les Européens qui se prononcent contre estiment que le revenu universel pourrait provoquer une "baisse de motivation professionnelle", "des éventuels abus de prestations provoqués par l’arrivée de nouveaux arrivants [attirés par un tel modèle social]". Sans compter l’impossibilité, selon eux, de "financement d'un tel modèle social".

Pourcentage des sondés ayant annoncé qu’ils iraient voter "pour" l’introduction d’un revenu de base lors d’un éventuel référendum, en pourcentage et par pays (Crédit : Spiegel Online)
Pourcentage des sondés ayant annoncé qu’ils iraient voter "pour" l’introduction d’un revenu de base lors d’un éventuel référendum, en pourcentage et par pays (Crédit : Spiegel Online)
À noter que la question a été posée aux sondés sans précision sur l’éventuel montant d’un tel revenu de base, ni sur le modèle financier qui le sous-tendrait.

Les sondés ne se prononcent ainsi que sur l'instauration d’un revenu qui 
"remplacerait toutes les performances sociales d’un pays et dont le montant serait assez élevé pour couvrir tous les besoins de base d’un individu (nourriture, ménage, etc)"

À l'inverse, les enquêtes d'opinion effectuées en amont de la votation helvète prennent en compte les conditions de l'instauration d'un tel revenu (impôts sur la consommation ou le revenu, montant versé, personnes y ayant droit...) dans leurs questions.

Or, ce sont précisément ces conditions qui provoquent le débat sur le revenu universel.
La nette différence entre les résultats des deux enquêtes, l'européenne et la suisse, pourrait ainsi s'expliquer par ces différences de formulation.




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