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700 000 fibres plastique libérées à chaque lavage en machine : voici la solution

Par Alice Pouyat I Publié le 7 Septembre 2018

À chaque lavage en machine, les tissus synthétiques libèrent des milliers de microparticules qui finissent dans les océans. Des Allemands ont lancé un sac pour stopper ce fléau : Guppyfriend.


Ce sac permet de retenir les microparticulent qui émanent des vêtements synthétiques lors des lavages en machine (Crédit : Guppyfriend)
Ce sac permet de retenir les microparticulent qui émanent des vêtements synthétiques lors des lavages en machine (Crédit : Guppyfriend)
Retrouvez notre dossier "Le tour du monde antiplastique en 30 solutions" dans le numéro 23 de la revue We Demain (septembre, octobre, novembre 2018).

C'est une histoire d'arroseurs qui ne veulent plus arroser. Alexander Nolte et Oliver Spies, deux surfeurs allemands qui détiennent des boutiques de vêtements de sport ont été traumatisés en apprenant que leurs articles polluaient les océans.

À chaque fois que des vêtements synthétiques sont mis en machine, de minuscules fils se détachent. Ces particules (retrouvez notre dossier sur les microplastiques) ne sont pas filtrées par les stations d'épuration. Elles vont donc rejoindre les eaux usées. Jusqu'à 700 000 particules de plastique peuvent être libérées lors d'un lavage, ont montré des chercheurs britanniques.

"Que faire", se demandent les deux surfeurs?  Eux, fabriquent des vêtements en fibre naturelle, mais commercialisent aussi d'autres marques de sport bien souvent synthétiques. Au Guardian, ils content : "Soit nous fermions boutique, soit nous cherchions des solutions". Ce qu'ils ont fait. Ils imaginent un sac en plastique inédit dans lequel mettre ses vêtements synthétiques en machine. Son nom : le Guppyfriend.

90% de la pollution serait évitée

Protégées, les fibres sont moins cassées et restent prisonnières du sac. Plus de 90% des résidus plastiques seraient retenus, assurent les créateurs sur leur site. Il suffit ensuite de récupérer les fibres au fond du sac pour les jeter à la poubelle.

Coût du produit vendu en ligne : 30 euros. Guppyfriend est aussi commercialisé par le spécialiste des activités de plein air Patagonia, qui a soutenu financièrement le développement du produit.

Surfeurs, les créateurs de Guppyfriend veulent protéger les océans de la pollution aux microfibres de plastique (Crédit: Guppyfriend)
Surfeurs, les créateurs de Guppyfriend veulent protéger les océans de la pollution aux microfibres de plastique (Crédit: Guppyfriend)
Un investissement bienvenu quand on sait que les vêtements de sports, maillots de bains ou jogging, sont de plus en plus utilisés, menaçant plantes et animaux. Des études ont montré des problèmes de santé chez le crabe et d'autres petits organismes qui remontent la chaîne alimentaire. Un grand nombre de fibres ont été décelés dans les poissons et les crustacés.

Privilégier les fibres naturelles

Face à ce fléau, d'autres chercheurs tentent de mettre au point des machines à laver sans eau, ou des machines équipées de filtres capables de retenir les microparticules.

En attendant, les deux amis, qui ont aussi lancé l'ONG Stop ! MicroWaste rappellent quelques conseils de bon sens sur le site : laver son linge à 30° le plus possible, utiliser des vêtements en fibres naturelles, coton, soie, laine (intéressante même en été), en général un peu plus chers mais souvent de qualité. Et réserver les matières synthétiques aux vêtements sportifs qu'on lave moins souvent. Une façon de les préserver, eux, et les océans.


 







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