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Anti gaspillage alimentaire : une appli pour acheter les invendus à moitié prix

Par I Publié le 10 Juin 2016

Too Good To Go est un nouveau service qui met en relation les commerçants et leurs clients afin de revendre les produits périssables non écoulés dans la journée. Une bonne idée pour bien manger sans se ruiner, tout en luttant contre le gaspillage.


Capture d'écran Youtube. (Crédit : Too Good To Go)
Capture d'écran Youtube. (Crédit : Too Good To Go)

Boulangeries, restaurants, supermarchés, traiteurs... nombreux sont les commerces à se retrouver en fin de journée avec des produits parfaitement consommables mais invendus. Autant d'aliments qui doivent être jetés car impossibles à resservir le lendemain. Résultat : les commerces de distribution gaspillent chaque année 2,3 millions de tonnes de nourriture et la restauration, 1,6 million.

Pour lutter contre ce gâchis, un groupe d'amis expatriés au Danemark a eu, il y a six mois, une brillante idée : créer une application où les consommateurs pourraient voir les invendus des commerces et les acheter à petit prix. Too Good To Go était né.


50 restaurateurs français

Lucie Basch fait partie de cette petite équipe. "Je travaillais alors comme ingénieure pour un grand groupe de l'alimentaire. J'étais lassée de bosser dans une entreprise qui n'ait pas de sens. J'ai décidé de quitter mon travail et de me consacrer au lancement de l'appli".

La Française de 24 ans a alors multiplié les contacts avec des restaurateurs à Paris et à Lille. Avec succès : ils étaient une cinquantaine à avoir rejoint le projet lors de son lancement officiel le 31 mai. Pendant ce temps, l'appli lancée au Danemark mais aussi en Grande-Bretagne et en Allemagne par ses amis récoltait déjà plus de 180 000 téléchargement dans les six premiers mois.


Capture d'écran. (Crédit : Too Good To Go)
Capture d'écran. (Crédit : Too Good To Go)

Sur l'application, on peut vérifier en un coup d’œil les portions disponibles dans son quartier ainsi que les horaires de passage possibles. Il suffit ensuite de payer en ligne et de se présenter chez les commerçants, de préférence avec son propre Tupperware sous le bras. Pour se financer, la start-up prélève une commission fixe d'un euro par transaction sur les sommes qu'elle reverse ensuite aux commerçants.
 

"Tout le monde est gagnant car, pour le commerçant, c'est de l'argent qui aurait été perdu et pour le consommateur, l'assurance de manger des produits de qualité à petits prix ", explique Lucie.


Prochaine étape :  La Suisse, l'Italie, l'Autriche et la Suède. Mais aussi étendre le réseau à toute la France et se rapprocher des cantines et des hôtels."On voudrait aussi contacter les festivals ou les salons où il y a énormément de gâchis à la fin d'un événement."

 









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