Société-Économie

Après l’effondrement, bienvenue dans "la suite du monde"

En Dordogne, un collectif issu du monde de l’écologie et des technologies rachète des hectares de terres pour y développer des modes de vie autonomes, En prévision d’un monde sans pétrole ni internet. On a rendu visite à ces crypto-collapsologues.

Par Emmanuelle Vibert I Publié le 25 Février 2019


Chantier participatif pour la construction d’un earthship, une maison autonome construite à base de matériaux recyclés, dans le village de champs- romain, à quelques kilomètres de Saint-Barthélemy-de-Bussière, sur un terrain de La Suite du Monde. (Crédit : SideWays)
Chantier participatif pour la construction d’un earthship, une maison autonome construite à base de matériaux recyclés, dans le village de champs- romain, à quelques kilomètres de Saint-Barthélemy-de-Bussière, sur un terrain de La Suite du Monde. (Crédit : SideWays)
Retrouvez l'article complet dans la revue We Demain n°25, disponible en kiosque, en librairie et sur notre boutique en ligne

Et si les collapsologues, les prophètes de l’effondrement de notre civilisation, finissaient par avoir raison ? Et s ’il fallait apprendre à vivre sans pétrole, sans réseau électrique ni internet ? En Dordogne, entre Limoges et Périgeux, c’est le projet que mène un collectif d’acteurs issus de l'écologie et des nouvelles technologies. La revue We Demain raconte leur histoire dans son numéro 25.
 
Au départ de l’aventure, il y a Nicolas Voisin, entrepreneur (notamment fondateur du média en ligne Owni), familier des lieux alternatifs ; et Adrien Lafourcade, spécialiste de cryptomonnaies. Désormais ils sont 12, cofondateurs de la "Commune imaginée du Bandiat", une fédération qui vise l’autonomie à travers des activités (maraîchage, artisanat, commerce local…), des lieux de vie (tous accessibles à pieds), des terres "libérées" – comprenez indépendantes et accessibles à ceux qui ne possèdent pas de capital.
 
Pour "libérer" un tel territoire – qui pourrait accueillir entre 50 personnes et 150 familles et serait duplicable partout France – il faut d’abord racheter des terres. C’est pourquoi  le collectif a lancé une entreprise, une SAS aux statuts un peu bricolés dans laquelle chacun peut investir (sans forcément s’installer sur place). Cela se fait par le biais d’une cryptomonnaie, l’une de ces devises numériques basées sur la technologie blockchain. Une dizaine de terrains et forêts sont déjà acquis ou en cours d’acquisition.

We Demain s’est rendu sur place pour assister aux débuts de "la suite du monde". Et vous en livre le récit inédit.













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