Société-Économie

Avec Boma, la communauté TEDx lance un réseau mondial du changement

Par Claire Commissaire I Publié le 6 Juillet 2018

Le projet Boma a été lancé jeudi 5 juillet à Paris, lors de l'édition 2018 d'Échappées Volées. Fondé par quatre porteurs du mouvement TEDx, Boma veut aider à faire le pont entre initiatives locales et expertises, via un large réseau international et des conférences à travers le monde.


Michel Levy-Provençal, Lara Stein, Stephan Balzer et Kaila Colbin ont annoncé le lancement du projet Boma le 5 juillet à Paris (Crédits : Boma)
Michel Levy-Provençal, Lara Stein, Stephan Balzer et Kaila Colbin ont annoncé le lancement du projet Boma le 5 juillet à Paris (Crédits : Boma)
En 2009 naissaient les conférences TEDx. Déclinaisons locales et indépendantes de la très populaire conférence TED, elles mettent en scène des individus, debout sur une scène face à un auditoire, pour "partager des idées qui en valent la peine", comme l'indique le slogan. Après près de dix ans de succès, les pionniers de l’aventure TEDx – dont sa fondatrice, l'américaine Lara Stein – se lancent dans le projet Boma, un réseau international pour connecter acteurs du terrain et experts.
 
Au départ de Boma, un constat : des "changements radicaux de paradigmes dans tous les domaines : technologiques, organisationnelles, socio-économiques..."  Mais aussi l’idée que chacun peut agir à son échelle et accompagner ces changements, sans les subir — notamment grâce à l’essor des nouvelles technologies. "Il faut montrer qu’il peut y avoir des perspectives positives dans le futur", explique Stephan Balzer, fondateur de TEDx Berlin et futur directeur de l’édition allemande de Boma. "Quand on parle des technologies, on souligne surtout leur impact négatif. Nous aimerions rééquilibrer cela."

Plateforme d'échange entre le local et le global

Le terme "Boma" a été choisi en référence à un mot d’origine africaine, de la région des Grands Lacs, désignant un enclos, lieu de prise de décision collective entre les plus jeunes et les plus âgés.

Une sorte de rencontre des savoirs pour ensuite passer à l'action que veulent favoriser les porteurs du projet. Il s'agira pour cela de faire le pont entre l'expertise globale et les initiatives locales, et de repérer les "signaux faibles" parmi ces initiatives, explique Michel Lévy-Provençal, directeur de TEDxParis et co-fondateur de Boma. Via des conférences et des formations, l’objectif sera "de créer des moments d’échanges entre acteurs qui n’ont pas l’habitude de se rencontrer", explique l'entrepreneur, également fondateur de l'Échappée Volée, dont la dernière édition se tenait ces 4 et 5 juillet. L'évènement deviendra Boma France Festival. 
 
Première grand évènement attendu : la conférence "le futur de l’agriculture" qui se tiendra en avril 2019 en Nouvelle-Zélande — où l’on comprend qu’il sera davantage question de serres éclairées par des LED et de bio-ingénierie, que d’agriculture bio à papa.

Pour autant, les porteurs du projet se défendent de vouloir inculquer une certaine vision de la modernité et du futur. "Notre métier est de repérer les tendances. Nous devons préparer les gens à penser au futur", explique Kaila Colbin, fondatrice de TEDxChristchurch et future directrice de Boma Nouvelle-Zélande. Et d’assurer l’importance de "leaders indépendants sur le terrain", censés représenter différentes franges de la société, pour permettre un échange avec des spécialistes de leurs thématiques.

Dans un premier temps seront lancées l’édition mondiale de Boma ainsi que sa déclinaison au niveau national en France, Nouvelle-Zélande puis en Allemagne. Des partenariats sont attendus courant 2019 avec le Brésil et l’Afrique du Sud. Objectif : déployer le réseau dans plus de 50 pays à travers le monde, en 5 ans.








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