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Tech-Sciences

Ce robot aspirateur des mers va bientôt nettoyer les ports français

Par I Publié le 31 Janvier 2018

Le Jellyfishbot permet de collecter les macro-déchets et les hydrocarbures à la surface de l'eau, qui stagnent dans les ports. Ce dernier est fabriqué et assemblé dans le sud de la France.


L'essai du prototype du Jellyfishbot dans le vieux port de Marseille. (Crédit : IADYS)
L'essai du prototype du Jellyfishbot dans le vieux port de Marseille. (Crédit : IADYS)
Quel plaisir de se promener dans le vieux port de Cassis, en mangeant une glace ou en regardant la mer. Mais petit problème, son eau, comme celle de la plupart des ports, est loin d'être pure et transparente. Elle est parsemée de déchets qui flottent et de résidus brillants à sa surface, les hydrocarbures.
 
Pour que ce paysage redevienne idyllique, la start-up française IADYS (Interactive autonomous dynamic systems) a conçu un robot permettant de nettoyer l’eau, en surface, dans les ports.
 
Le Jellyfishbot (en français "robot méduse") est équipé d’un long filet qui lui permet de récolter les macro-déchets et de "lingettes" qui absorbent les hydrocarbures. Le filet peut contenir jusqu’à 80 litres de déchets. 

Le Jellyfishbot est petit de manière à pouvoir se déplacer dans les endroits exigus. (Crédit : IADYS)
Le Jellyfishbot est petit de manière à pouvoir se déplacer dans les endroits exigus. (Crédit : IADYS)

Léger et mobile

Ce robot méduse ne pèse que 17 kilos et mesure 70 centimètres de côté pour 54 de haut. De cette manière, il peut nettoyer les zones difficiles d’accès. En effet, les déchets stagnent souvent dans des endroits exigus : entre les bateaux ou conte les quais par exemple. Il est doté de trois moteurs électriques, qui lui confèrent une autonomie de 7 à 8 heures.
 
Il a déjà été testé à l'automne dans le vieux port de Marseille. Et plus récemment, à la mi-janvier, dans le port de Cassis. Il devrait être commercialisé au printemps. L’épuisette robotisée sera vendu à environ 8 000 euros. L’entreprise est "en discussion avancée" avec la métropole d’Aix-Marseille, selon le co-fondateur Nicolas Carlesi pour l’AFP.
 
Pour le moment, le prototype doit être télécommandé par un humain mais l’entreprise est en train de le développer en le dotant notamment de laser de manière à ce qu’il puisse collecter les déchets de manière autonome, tout en évitant les obstacles.
 
Des capteurs pourront même être ajoutés pour mieux connaître la vie sous-marine et pouvoir, par exemple, compter la faune et la flore. 







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