Société-Économie

Cet homme vous vend du sexe et de l'herbe en toute légalité

Par I Publié le 6 Juin 2018

Après avoir créé cinq entreprises à seulement 28 ans, dont la première "maison close" de poupées sexuelles en France, Joaquim Lousquy ouvre un nouveau commerce. On y trouve du CBD, un cannabis au taux de THC très peu élevé.


La boutique de  Joaquim Lousquy se trouve au 140 rue Amelot, dans le 11e arrondissement de Paris. (Crédit : Capture d'écran YouTube / Le Bonbon)
La boutique de Joaquim Lousquy se trouve au 140 rue Amelot, dans le 11e arrondissement de Paris. (Crédit : Capture d'écran YouTube / Le Bonbon)
On pourrait le surnommer l’homme qui veut dépraver les Parisiens. Après avoir ouvert la "maison close" de poupées sexuelles Xdolls au début de l’année, Joaquim Lousquy inaugure le 6 juin sa boutique "Cofyshop ", spécialisée dans la vente de cannabis au CBD (ou cannabidiol). Ce n’est pas le premier du genre France : il en existe déjà notamment à Besançon et, depuis quelques jours, à Puteaux, en région parisienne. 

Pour en savoir plus sur les motivations de cet intrigant entrepreneur, We Demain l'a contacté : 
      
"J’ai envie de bien réussir ma vie. Je sais que c’est un peu borderline mais ça fait le buzz et c’est ce qui ramène les clients", admet-il, par téléphone.
      
Avec son bordel 2.0 et son herbe soft, ce serial entrepreneur ne doit en effet pas briller aux yeux de la mairie de Paris. Ce qui ne l'effraie pas . Même si la loi stipule qu'il est interdit de fumer ce cannabis dans un commerce ou dans la rue, il est légal d’en vendre et d’en consommer. Car le "cannabidiol" ne contient pas de THC, le principe actif que l'on retrouve dans la cannabis traditionnel.

Légal mais encore controversé

Le cannabidiol est une molécule dérivée du cannabis dont le taux de THC ne doit pas dépasser 0,2 % pour être licite. Ce cannabis n’a ainsi pas d’effets psychoactifs et peut être vendu sous différentes formes : herbe, cristaux, sirop, résine, liquide à vapoter… Dans le commerce physique ou par internet. 
          
"On a ouvert depuis ce matin au 140 rue Amelot, dans le 11e arrondissement de Paris, et ça cartonne ! On vend majoritairement sous forme d’herbe, entre 9 et 16 euros le gramme, avec un prix dégressif en fonction de la quantité", explique l’entrepreneur. 
      
Seul hic : si un acheteur se fait arrêter dans la rue en possession de CBD, la police peut lui saisir tout son matériel. Il est en effet impossible de vérifier s’il s’agit de cannabis conventionnel, du moins sans passer par un laboratoire d’analyse. Pour se protéger, Joaquim Lousquy dispose des certificats d’analyse fournis par ses fabricants. Et de toute façon, il n’est pas inquiet : "C’est légal, s’ils viennent et saisissent tout tant pis, ils finiront par tout nous rendre." 
  
Il en va de même pour sa maison close de sexdolls, la première en France, qui a reçu la visite de la police à peine un mois après son ouverture. Un bon coup de pouce, selon les dires du fondateur : "ça fait parler de nous, ça nous fait de la pub".

À partir de 89 euros, le client peut passer une heure avec une de ces sexdolls. (Crédit : Xdolls)
À partir de 89 euros, le client peut passer une heure avec une de ces sexdolls. (Crédit : Xdolls)

Un serial entrepreneur

Le businessman n’en est pas à son coup d’essai. À seulement 28 ans, il a déjà fondé une entreprise de nettoyage de voitures sans eau, alors qu'il n'avait que 18 ans. Puis une entreprise d’éclairage professionnel LED, notamment destiné aux galeries d’art et aux grandes joailleries. C’est après avoir fondé une chaine de magasins de cigarettes électroniques puis un concept store de moto de luxe, qu’il s’est lancé dans l’aventure des poupées sexuelles. 
  
Le concept : un appartement d’environ 70m2 dans le XIVe arrondissement de Paris, dont l’adresse, secrète, n'est fournie que sur demande. À partir de 89 euros, il est possible de passer une heure avec une de ces poupées. L’entrepreneur propose également des visites de dolls à domicile (à partir de 250 euros) et une boutique en ligne. 
     
"Nous prévoyons d’exporter le concept Xdolls dans toute la France d’ici septembre. Certains ouvriront pendant l’été", se réjouit le serial entrepreneur.
        
D'ici la fin de l'année, Joaquim Lousquy compte aussi ouvrir une douzaine d’autres CofyShop dans tout l’hexagone. "Nous avons une vraie enseigne, un site internet qui fonctionne et un vrai marketing." 
  
Son prochain projet ? "Ça dépend de ce qui arrivera, de la prochaine nouveauté innovante". Reste à voir si le flair de cet opportuniste le mènera de nouveau vers la controverse.




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