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Société-Économie

Contre le sur-emballage dans les supermarchés, un Anglais a eu une idée géniale

Par Norma Duchemann I Publié le 19 Avril 2018

Si les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la question des déchets, 90 milliards d’emballages restent mis sur le marché français chaque année, finissant dans les poubelles ou, pire, dans la nature ou les océans.


Le Tesco de Keynsham où a eu lieu la première "plastic attack" (Crédit: SWNS TV)
Le Tesco de Keynsham où a eu lieu la première "plastic attack" (Crédit: SWNS TV)
Comment des concombres, des endives, des bananes ou encore des clémentines peuvent-ils encore être emballés dans du plastique dans les supermarchés ?

Un tiers de nos déchets sont des emballages. Chaque année, près de 90 milliards d’emballages sont mis sur le marché français, finissant dans nos poubelles (la jaune dans le meilleur des cas), et encore trop souvent dans la nature ou les océans.

Si de plus en plus de consommateurs sont adeptes de la vente en vrac, celle-ci reste marginale à l'échelle globale. Et si les industriels travaillent depuis plusieurs années à réduire le volume de leurs emballages – participant au passage à développer les filières de recyclage –, les supermarchés continuent à regorger de produits sur-emballés.

Des "plastic attacks" de l'Angleterre à la Belgique

Trois caddies remplis après la "plastic attack" de Keynsham (Crédit: SWNS TV)
Trois caddies remplis après la "plastic attack" de Keynsham (Crédit: SWNS TV)
C’est face à ce constat qu'un militant Anglais, écologiste et pacifiste, a eu une idée. Le 27 mars dernier, dans un supermarché Tesco de la petite ville de Keynsham, Tony Mitchell a réuni 25 "clients" qui se sont défaits des emballages plastiques des courses qu’ils venaient de faire... à même le magasin ! Autant de paquets, sachets et films plastiques qui ont tout de même permis de remplir trois caddies.

Une plastic attack tout à fait légale, qui a eu non seulement un effet immédiat auprès de la chaîne – elle s'est déclarée prête à faire un pas pour tenter de réduire les emballages plastiques de ses produits – mais qui déjà eu des échos en Europe.

À Bruxelles, un supermarché de l'enseigne Delhaize a été envahi selon le même mode opératoire par des "anti" emballages plastiques. Pour son organisateur, Jeroen Verhoaeven, il est important de sensibiliser au fait que "si on continue comme ça, on aura en 2050 plus de plastique dans les mers que de poissons". Éliminer les emballages permettrait également de réduire les émissions de gaz effet de serre.

Des plastic attacks sont également prévues aux Pays-Bas, en Norvège, en Italie, en Suisse et au Portugal.

Des solutions dans la grande distribution

Il existe des solutions permettant un moindre usage des emballages plastiques dans la grande distribution. À Amsterdam, le supermarché bio Ekoplaza propose un rayon de 680 produits dont les emballages contiennent zéro plastique, une première mondiale. On y trouve ainsi des alternatives à base de carton, de métal ou encore de verre.

En France, on voit de plus en plus de grandes surfaces reprendre les codes des épiceries bios en proposant un rayon "vrac", où l’on peut se servir de la quantité de produits secs dont on a besoin.

Les supermarchés sont prévenus : à défaut de prendre la route du "zéro emballage", ils s'exposent à de nouvelles plastic attacks.

Découvrez en vidéo la plastic attack ayant eu lieu samedi 7 avril à Bruxelles :










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