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Défi rien de neuf : et si vous passiez une année zéro déchet ?

Après le succès de la première édition en 2018, qui a rassemblé 15 000 participants, l’association Zéro Waste lance de nouveau le défi "Rien de neuf".

Par I Publié le 11 Janvier 2019


L'association Zero Waste France lance pour la deuxième année son défi "Rien de Neuf". L'occasion de réfléchir à l'impact de sa consommation et de réfléchir aux alternatives. (Crédit : Zéro Waste France)
L'association Zero Waste France lance pour la deuxième année son défi "Rien de Neuf". L'occasion de réfléchir à l'impact de sa consommation et de réfléchir aux alternatives. (Crédit : Zéro Waste France)
Tout écolo vous le dira : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. En ce début d’année propice aux bonnes résolutions, l’association Zéro Waste propose son propre défi : n’acheter aucun produit neuf en 2019, en optant à 100 % pour des objets d’occasion, réparés, loués ou mutualisés. 
 
"C’est un défi que l’on a lancé pour la première fois l’année dernière, explique Flore Berlingen, présidente de l’association. On pensait rassembler quelques centaines de personnes intéressées par la démarche. Au final, on a eu plus de 15 000 participants !"
 
Un succès qui encourage l’ONG à voir plus grand cette année, avec un objectif de 100 000 citoyens. "Nous venons de lancer l’opération il y a trois jours et en sommes déjà à 10 000, c’est très encourageant."

Flore Berlingen est la présidente de l'association Zero Waste France, connue notamment pour son travail d'éducation au mode de vie "zéro déchets". (Crédit : DR)
Flore Berlingen est la présidente de l'association Zero Waste France, connue notamment pour son travail d'éducation au mode de vie "zéro déchets". (Crédit : DR)

Deux tonnes pour un micro-onde

L’impact écologique de cette opération est lui-aussi non négligeable : les objets non-consommés n’ont pas besoin d’être produits et ne nécessitent donc aucune nouvelle ressource naturelle. Pour éduquer le grand public à l’impact de sa consommation, Zéro Waste a donc développé cette année un calculateur grâce à des données fournies par l’Ademe.
 
"Derrière chaque objet, il y a une montagne de ressources ! Par exemple en évitant l’achat d’un micro ondes, ce sont deux tonnes de matière première qui ne sont pas consommées ! Et 110 kilos pour un simple manteau ! C’est ce que l’on appelle « l’empreinte matière » des objets. Tout ce qui est nécessaire à leur production et qui est invisible pour le consommateur."

Annuaire des bons plans

Encore faut-il pouvoir se passer de ces achats ou y trouver des alternatives. Pour cela, l’association a mis en place sur son site un "répertoire des alternatives ". Que l’on cherche des vêtements, des meubles, des accessoires de puériculture ou un smartphone d’occasion, cet outil permet de repérer sur Internet ou dans sa région les commerçants qui les proposent.
 
"C’était une demande très forte des participants l’année dernière, précise Flore Berlingen. Et nous avons aussi créé une newsletter et des groupes sur les réseaux sociaux, où ils s’échangent des astuces et des bons plans."

Equiper toute une maison

Mais dans les faits, est-ce que les participants tiennent ces bonnes résolutions toute l’année ? C’est en tout cas ce qu’a fait Valérie G., une Française de 49 ans :
 
"J’ai suivi le défi « rien de neuf » l’année dernière après l’avoir découvert sur les réseaux sociaux. Pour moi ça a été assez naturel, après tout quand j’étais jeune je m’habillais en fripes New Wave que je dénichais aux Halles. Et j’ai toujours été sensible à l’écologie. Mais ça a été plus compliqué pour mes trois ados et mon mari. D’autant plus que l’on a déménagé au milieu de l’année depuis la Réunion et qu’il fallait équiper toute notre maison !"
 
Pour cela, la famille s'est notamment tournée vers le réseau Envie pour l’électroménager, ainsi qu’Emmaüs et le Bon Coin. "Au final, on a juste acheté un matelas neuf. Tout le reste a été déniché et choisi avec goût ! Ce n’est pas parce qu’on choisit le réemploi qu’il faut que ce soit moche !"
 
Un point de vue que partage Flore Berlingen : "L’important, c’est de considérer ce défi comme une occasion de découvertes et non comme une contrainte ! Le but n’est pas d’être exhaustif, moi-même je ne le suis pas tout le temps. Mais si chacun fait un effort, la pollution évitée sera considérable !"
 












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