2030


Pourquoi 2030 ?

Parce que cette année marque le point d’aboutissement utilisé pour signifier l’atteinte des objectifs des convergences. Intelligence artificielle, véhicules électriques et autonomes, transition énergétique, priorités environnementales : 2030 sera un point de passage sinon d’aboutissement,
le moment où le XXe siècle sera véritablement entré dans le XXIe.


EDITO

"2030", la newsletter qui permet d’anticiper le futur à travers les meilleurs travaux de prospective. Elle se nourrit d’un réseau international d’excellence dans l’objectif simple de vous fournir un outil d’accès rapide aux grandes évolutions du monde. Celles-ci sont en effet la trame qui structure la feuille de route des entreprises à ambition globale.



Des formats d’aide humanitaire et des ONG qui doivent s’adapter à un monde plus dur et plus complexe

Marc Giget

Le monde actuel est rongé par des conflits longs et complexes, par un flux migratoire involontaire généralisé, par de violentes catastrophes naturelles et par des inégalités croissantes.


Il est probable que les quinze années à venir verront une augmentation continue des besoins humanitaires, et les ONGI et les autres acteurs de l’aide humanitaire joueront un rôle essentiel pour atténuer la souffrance humaine, promouvoir la paix et le développement, et favoriser les progrès humains à l’échelle mondiale.
Pour autant, les ONG d’aide humanitaire doivent évoluer rapidement dans leur mode de fonctionnement pour poursuivre leur mission et ne pas se trouver écarter par d’autres acteurs (notamment États et secteurs privé) avec lesquels ils doivent coopérer.

Quatre scénarios d’évolution sont proposés dans l’étude prospective « L’avenir de l’aide humanitaire : les ONGI en 2030 » réalisée par quatre instituts de référence (IRIS, Action contre la faim, Center for humanitarian leadership et futuribles) :
  • « La porte étroite » : politisation des crises, réduction du champ de l’humanitaire.
  • « Le débordement » : écart maximal entre les crises, les besoins et les capacités.
  • « À chacun son domaine » : de nouveaux réseaux d’acteurs humanitaires se concentrent sur les crises et interventions d’intérêt stratégique.
  • « (R)évolutions » : apparitions de règles et approches nouvelles pour gérer les crises.


Suivent trois recommandations pour les ONGI :
  •  Réfléchir stratégiquement sur leur valeur ajoutée vis-a-vis des autres acteurs (États et secteur privé notamment) pour améliorer leur efficacité.
  • Analyser leur potentiel d’optimisation : restructuration, recentrage, partenariats… pour augmenter leur impact.
  •  Remettre en question des intérêts particuliers qui se sont introduits dans l’écosystème humanitaire et faire une évaluation critique pour repartir de l’avant.

 

L’avenir de l’aide humanitaire : les ONGI en 2030  - IRIS, Action against hunger, Center for humanitarian leadership et futuribles
À télécharger ici : http://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2017/10/The-Future_Of_Aid_French.pdf